Phobies : les reconnaître pour mieux les soigner
Petit à petit, le thérapeute le met dans la situation phobique. D’abord en parlant, et selon les réactions du patient, il proposera, de façon progressive, une confrontation de plus en plus réelle et forte. Il peut lui présenter des photos, lui montrer de loin l’objet de sa peur : un animal, un insecte, un ascenseur pour le claustrophobe, une grande pièce pour l’agoraphobe, l’entrée d’un lieu empli de monde pour le phobique social. Au fur et à mesure, le patient s’habitue à gérer sa peur, à se contrôler. Tout se fait très lentement, à son rythme, il ne s’agit pas d’accentuer sa phobie.
Lorsqu’il sera prêt, le thérapeute le mettra face à sa peur : toucher l’animal effrayant, aller dans le métro pour les phobiques sociaux, etc.
Il est possible d’allier cette thérapie comportementale avec une thérapie cognitive (TCC). Le thérapeute agit alors en même temps sur les réactions du patient face à sa phobie mais également sur les pensées qui l’assaillent à ce moment-là.
Il aura ainsi une plus grande maîtrise de lui-même.
Etre phobique peut devenir handicapant dans la vie quotidienne. Il est donc important d’apprendre à maîtriser ses peurs et ses angoisses. L’aide d’un psychologue ou d’un psychiatre devient alors un atout formidable : à la fin de la thérapie comportementale (à savoir plusieurs séances étalées sur plusieurs semaines ou mois), les plus grands phobiques peuvent retrouver une vie normale.
Sophie Noachovitch
(Validé par le Dr Frédéric Amarger)
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