Sommeil : Le Cauchemar
Le cauchemar chez les touts petits

Après deux ans, les enfants sont très souvent sujets aux cauchemars. C’est une période de très grande sensibilité émotionnelle chez les enfants en même temps qu’une grande capacité à assimiler les concepts plus abstraits par l’acquisition du langage.
Ces deux facteurs font que l’enfant va traduire cette intelligence émotionnelle par l’apparition de cauchemars fréquents assez facilement repérable par des manifestations verbales dans son sommeil allant parfois jusqu’au réveil.
Tout ce qui fascine l’enfant dans la journée peut se transformer en vision de rêve déformée et extrêmement pénible. Aussi, cette période est connue pour être particulièrement sensible et prédisposant l’enfant à faire des cauchemars. Son intelligence lui permet d’élaborer et de construire un imaginaire extraordinaire. Malheureusement, cet univers dont il est le démiurge peut lui échapper dans la réalité (crocodiles sous le lit, monstres dans le placard, yeux qui regardent dans la nuit) et encore plus la nuit, dans son univers onirique.
Les parents percevant ses signes chez leur enfant peuvent veiller à ne pas l’exposer à ce qui le fascine ou terrorise dans la journée jusqu’à ce que l’enfant puisse contrôler son imaginaire. Ils doivent aussi veiller à respecter la sensibilité de leur enfant par une bonne écoute des signaux que celui-ci leur envoie.
Cette période peut donc commencer après les deux ans de l’enfant pour durer quelques mois.
Verbalisation
Un enfant qui rêve de monstre a été confronté à un événement monstrueux ou à une personne dont il a jugé le comportement monstrueux. Il est bien évident que la notion de monstruosité est relative à la sensibilité de l'enfant.
Chaque individu réagit de manière différente face à un événement. Plus l'enfant sera capable de verbaliser les causes de sa frayeur nocturne, plus il chassera de lui le sentiment d'oppression et de terreur qu'il est en train d'assimiler en voulant le censurer.
Les parents attentifs devraient encourager l’enfant à verbaliser les images du cauchemar pour démonter la charge émotionnelle et lui permettre d’évacuer sa peur – la sortir de lui – tout en se sentant entendu au travers de ces images.
Cependant, comme ces cauchemars vont finir par s'estomper dans un laps de temps plus ou moins long – quand l'enfouissement est achevé – les parents sont rassurés et finissent par oublier ce moment de désagrément. Or, ces cauchemars vont réapparaître, de loin en loin, pour disparaître totalement pendant un temps variable.
Ils reviendront de façon précise quand il est impératif pour l’individu de se libérer de souvenirs pénibles qui encombrent l’inconscient et qui entravent une évolution normale.
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