Mieux dormir, tout un art par Michèle Freud
Aucune définition scientifique de l'insomnie n'est donnée ; psychiatres, médecins, pensent qu'il s'agit d'une modification qualitative ou quantitative du sommeil et admettent qu'il est impossible de tout expliquer.
Ils évoquent un trouble lié à l'histoire de la personne, qu'elle seule est susceptible d'expliquer et de décoder. Nombreux sont les facteurs susceptibles de nuire à notre sommeil : un environnement trop stressant, le poids des soucis ou de trop lourdes responsabilités ; certains évènements du quotidien aussi majorent nos tourments, agitent nos nuits et réduisent souvent notre temps de sommeil.
Nous savons combien la qualité de notre sommeil est intimement liée à notre état émotionnel. Fatigue, crampes, peau fatiguée, muscles endoloris, autant de conséquences néfastes de nos nuits en pointillés où nous nous réveillons épuisés, avec la pénible sensation de ne pas avoir suffisamment récupéré.
Ces désagréments finissent à la longue par retentir sur notre équilibre physique et psychique. Le manque de sommeil altère la santé physique et mentale et place l'individu dans un état de moindre résistance. De telles carences entraînent une diminution des défenses immunitaires et augmentent la vulnérabilité à certaines maladies.
Apprivoiser l'insomnie requiert un minimum de discipline : il suffit de quelques changements dans nos modes de vie pour rééduquer notre sommeil et créer des conditions propices à l'endormissement. Bien dormir est un art et comme tout art, il s'imagine, se crée, se compose, se recompose et se peaufine en accordant une attention particulière aux détails.
Dix conseils pour retrouver un bon sommeil :
1. Avant de dormir, endormez vos pensées : évitez toute hyper-stimulation mentale ainsi que toute activité incompatible avec le sommeil (sport tonique ou intense, discussion vive, activité stressante après dix-neuf heures). La chambre est le lieu des rêves et du sommeil, n'emportez ni cahier de travail ni dossiers à étudier.
2. Ménagez-vous un temps de détente avant de vous coucher. Planifiez une période de calme (lecture apaisante, relaxation, respiration, médiation, bain relaxant, etc.).
3. Dépensez-vous physiquement. Pratiquez une activité physique au moins deux fois par semaine. Le sport améliore l'oxygénation des cellules, augmente la capacité respiratoire, soulage les tensions et prédispose au sommeil, à condition bien sûr qu'il ne génère pas une fatigue excessive et qu'il ne soit pas trop proche de l'heure d'endormissement. A l'inverse, une trop grosse inactivité physique est nuisible à la qualité du sommeil.
4. Optez pour une meilleure diététique du sommeil. Les insomniaques adoptent en général une alimentation déséquilibrée et inadaptée à leurs besoins. Un certain nombre de règles diététiques permettent d'assurer un meilleur repos. Un repas trop copieux avec des mets trop indigestes ou trop épicés, ou encore trop arrosé, risque d'entraîner un sommeil agité car l'organisme a besoin de temps pour assimiler les graisses.
Un repas trop frugal est, lui aussi, susceptible de générer des réveils précoces. Consommez des céréales. Les céréales exercent une action tout à fait bénéfique puisqu'elles fournissent au cerveau tout le carburant nécessaire au sommeil. Privilégiez les céréales complètes : germe de blé, son, fruits secs et légumes verts. Notre cerveau a besoin de glucides : les sucres rapides (sucre, miel, fruits, etc.) et les sucres lents (pâtes, pain, riz, etc.). C'est grâce à ces glucides qu'il fabrique la sérotonine, l'hormone de la détente. Veillez à un bon équilibre alimentaire : ni trop peu ni trop. Le repas est souvent trop copieux.
Il importe, principalement au repas du soir, de diminuer les quantités de viande et de sucre et de réduire le sel. Légumes et fruits consommés en potages ou en salades constituent une excellente source de vitamines et favorisent un bon transit intestinal. Lait, fromage, yaourt, apportent calcium et possèdent des vertus sédatives.
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