Psychologie : Qu'est-ce que le stress ?
Le mot « stress » est un mot qu'on utilise fréquemment, souvent à tort et à travers, notamment pour qualifier la fatigue liée à notre mode de vie moderne et urbain. Pourtant, le stress est un phénomène biologique bien particulier et qui a une fonction bien précise.

Vous avez une communication à faire devant vos collègues lors d'une réunion de travail. Le moment de parler arrive, vous sentez que votre cœur bat un peu plus vite, que vous transpirez, et que vous avez tout à coup beaucoup plus d'énergie. Vous êtes dans un état de stress. Explications.
Une préparation à la performance
Le stress est une réaction de l'organisme à un stimulus. Elle est d’origine biologique et permet d'être le plus performant possible au moment où il le faut. Quel que soit le stimulus en question (danger, nouveauté, performance à réaliser), la réaction du corps est toujours la même.
Dans un premier temps, au moment du stimulus, il se produit une baisse du tonus musculaire et du taux de sucre dans le sang ainsi qu'une augmentation du rythme cardiaque. Du coup, l'hypothalamus réagit en commandant la production d'adrénaline, ce qui provoque la libération par le foie du sucre et des graisses, carburant de l'organisme. C'est la phase d'alarme.
Dans un deuxième temps, si le stimulus dure, le corps entre dans une phase de résistance. L'organisme cherche d'autres ressources et se met à produire d'autres hormones : de l'endorphine, du cortisol, de la dopamine, de la sérotonine et des hormones sexuelles.
Pendant ces deux phases, le cerveau est à son meilleur niveau de fonctionnement. Voilà pourquoi on se sent plein d'énergie lorsque l'on est en état de stress.
Quand ça devient permanent…
Mais dans le cas où le stimulus perdure au-delà de la phase de résistance, arrive une troisième phase, la phase d'épuisement. Il n'y a plus assez de réserves énergétiques, le corps est dans un état de tension extrême. La personne est fatiguée, irritable, déprimée. Ce que l'on appelle communément le stress, c'est donc l'effet pervers d'un mécanisme normalement utile à l'organisme. Cette capacité à mobiliser un maximum de ressources au moment opportun se retourne contre l'organisme, qui se retrouve dans un état d'alarme permanent.
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