Lorsque le stress régit nos appetits
Lorsque nous passons à table, c'est un mythe de plusieurs siècles que nous trouvons dans nos assiettes
Boris Cyrulnik, L'ensorcellement du monde
Tracas de la vie quotidienne, tension nerveuse, émotions refoulées, autant de sources de stress qui retentissent sur notre équilibre pondéral et sur nos comportements alimentaires.
Pour gérer ses émois, chacun utilise à sa façon un répertoire de stratégies réconfortantes. Ainsi, pour Armelle par exemple, le recours à la gratification alimentaire est devenu un rituel et l'envie de manger, impérieuse, importante ou anarchique, s'impose comme une évidence les jours de grosses tensions.

Roland utilise la nourriture pour se doper, Claude pour se récompenser. Manger constitue pour eux une réplique à un événement stressant auquel d'autres auraient répondu différemment.
Face à nos états émotionnels générés par le stress, nos réactions sont bien diverses.
Certains maigrissent en diminuant leurs apports caloriques alors que d'autres grossissent en les augmentant.
D'après les statistiques, sous l'effet d'une tension, ce serait les sujets soumis à un régime restrictif qui perdraient plus facilement le contrôle exercé sur leur alimentation.
Chez les femmes, le besoin immédiat de manger serait presque trois fois plus élevé, avec une prédilection pour les aliments sucrés. Les hommes, eux, consommeraient plutôt des produits salés, comme du saucisson, des cacahuètes, des biscuits apéritif, du fromage, etc..
Le stress entraîne des modifications hormonales dont certaines, comme les hormones sexuelles ou les hormones qui régulent notre tension induisent des rétentions d'eau et de sel responsables de la surcharge pondérale.
« Les soucis me font gonfler ! » affirme Monique qui prétend ne pas augmenter ses prises alimentaires.
En effet, nous savons aujourd'hui que notre poids subit des modifications et que nous risquons de grossir, indépendamment de ce que nous ingurgitons. Il est vraisemblable que sous le poids des soucis, notre hypothalamus et la glande hypophyse soient capables de modifier le rendement énergétique d'une alimentation. Ainsi, sous l'effet d'un choc, il nous arrive de changer de forme.
Bien d'autres éléments interagissent et influencent le métabolisme.
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