Lorsque le stress régit nos appetits
Le bruit aurait, lui aussi, une incidence sur la prise de poids. En effet, dans un environnement sonore, la majorité des personnes consommerait près d'un tiers de plus que les personnes évoluant dans une ambiance paisible.
Manger dans un milieu assourdissant conduirait à dévorer plus vite, donc forcément davantage puisque les mécanismes de satiété sont censés s'installer qu'au bout de vingt minutes. Pour d'autres, le bruit couperait carrément l'appétit.
On sait à quel point l'équilibre psychologique d'une personne est précaire et susceptible d'agir sur les kilos. Ainsi, des événements comme un deuil, un divorce, une séparation, un traumatisme peuvent être à l'origine d'un embonpoint. Lorsque notre système nerveux subit une décharge d'adrénaline, la réaction risque de se traduire par une incitation à consommer plus, l'humeur influant sur la sécrétion hormonale, sur l'appétit et sur le désir de nourriture.
Souvent, lorsque la fatigue s'installe, on se rue sur le chocolat compensateur, le gâteau pansement, l'apéritif euphorisant.
Se réfugier dans la nourriture est un processus psychologique, mais aussi physiologique. Lorsqu'on mange ce que l'on aime, l'organisme produirait davantage d'endorphines, cette hormone du bien-être qui agit comme un sédatif. La consommation d'aliments savoureux apaiserait anxiété et douleurs, principalement chez les personnes appréciant le sucre.
La nourriture serait-elle à ce point affective ?
Des chercheurs ont confirmé que la prise alimentaire était une réponse adaptative normale aux états de stress. Elle serait de nature à diminuer la concentration sanguine des marqueurs biologiques du stress (adrénaline, cortisol) et produirait un effet apaisant, à condition de consommer des mets que l'on affectionne particulièrement.
La confusion des besoins
Souvent, les raisons qui nous poussent à manger ne sont pas en adéquation avec nos besoins réels. Nous accumulons toutes ces tensions à l'intérieur de notre corps et manger est quelquefois la solution que nous choisissons. En réalité, nous répondons à un besoin par un autre.
Selon Abraham Maslow, il existerait une hiérarchie dans nos besoins de base qu'il classe en 5 catégories :
- nourriture
- sécurité
- repos, loisirs
- affection
- reconnaissance
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