TOC : quand l'obession devient constante
On ne connaît pas bien les causes de ce trouble. Des facteurs à la fois génétiques, neurobiologiques et psychologiques sont probablement en cause. Il touche 2 à 3 % de la population française, autant d'hommes que de femmes. Les TOC se déclarent souvent très tôt : pour 65 % des personnes atteintes de TOC, le problème a commencé avant l'âge de 25 ans, et seuls 15 % des cas se déclarent après l'âge de 35 ans.
Il faut préciser que ces chiffres sont probablement sous-estimés, car les TOC entraînent chez les personnes qui en sont atteintes un sentiment de honte et de culpabilité, celui-ci les empêchant souvent de consulter.
Ajoutons que les TOC représentent en gros ce que l’on appelle aussi la névrose obsessionnelle, dans la dernière classification psychiatrique américaine, le DSM-IV (Diagnostic and Statistical Manual – Revision 4).
Evolution et traitements des TOC
Il est très fréquent que les TOC ne soient diagnostiqués qu'après plusieurs années d'évolution de la maladie, en raison du sentiment de honte précédemment évoqué.
C'est dommage, car en l'absence de traitement, l'évolution est rarement bonne. On ne peut donc que conseiller de consulter un médecin généraliste puis un psychiatre le plus rapidement possible, dès l'observation de symptômes.
Les deux types de traitements possibles sont les psychotropes et les psychothérapies cognitivo-comportementales (TCC). Le type de psychotropes utilisés pour soigner les TOC sont les anti-dépresseurs. Ces substances permettent une amélioration des symptômes pour 60 % des patients mais attention le délai de réponse peut être long, entre 2 à 3 mois.
Si les anti-dépresseurs ne fonctionnent pas, ou s'ils ne fonctionnent que partiellement, une thérapie cognitivo-comportementale peut être envisagée. Celle-ci consiste à confronter le patient aux situations qu'il redoute, de la même façon que dans le traitement des phobies. En quelque sorte, il s'agit d'une sorte de désensibilisation progressive à certaines situations. Dans environ 75 % des cas, l'état du malade est amélioré durablement par cette méthode.
Enfin, il reste des traitements neurochirurgicaux réservés aux formes sévères de TOC.
Le TOC peut être difficile à comprendre et à vivre pour l'entourage de la personne atteinte, au point même d'être pris pour un caprice ou confondu avec une simple manie. Pourtant, l'attitude de l'entourage a son importance dans l'évolution de la maladie. Un entourage patient et compréhensif sera d'une grande aide pour la personne souffrant de TOC.
Contact utile :
Association Française de personnes souffrant de Trouble Obsessionnel Compulsif (AFTOC)
www.aftoc.fr.st
Validé par le Dr Eric Lim
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