Crise d’ados et violence : un cercle vicieux
C’est le plus souvent à la fin du collège et au début du lycée que survient la crise d’adolescence. Cette période, liée à la recherche de repères chez l’enfant, est propice à l’apparition de comportements brutaux.

Les modifications, tant psychiques que physiologiques qui surviennent à l’adolescence, font naître chez l’enfant des sentiments douloureux. L’accessibilité de l’usage de la violence, fait de celle-ci le moyen privilégié des adolescents pour s’exprimer. D’où provient cette révolte ? Comment gérer les humeurs de son enfant ? Existe-t-il des traitements ou des thérapies ?
Pourquoi l’adolescent se révolte si souvent ?
Lorsqu’un enfant évolue, il est normal qu’il recherche les nouvelles limites de son corps et de son esprit. Connaître les bornes à ne pas dépasser permet aux adolescents de canaliser les effets du processus de différenciation qui s’est mis en place avec l’âge. Lors de l’apparition des premiers signes de la puberté, ces enfants commencent à souffrir de leurs différences avec leurs camarades de classe. L’accès à la violence, facilité par les médias, certains jeux vidéo et certains films, est une voie de secours pour ces enfants.
Ils sont d’ailleurs plus en détresse que réellement désireux de nuire à leur entourage. Très émotifs, les conflits de tous les jours les marquent profondément et ne leur offrent qu’une seule réponse à leur incompréhension : la violence. Qu’elle soit dirigée contre leur corps (anorexie, boulimie, scarification) ou contre les autres (insultes, violence physique ou morale), cette révolte de l’adolescent doit être appréhendée et canalisée.
Gérer ses sautes d’humeurs
La gestion d’un enfant en pleine crise d’adolescence revient logiquement à ses parents. Il leur faut pour cela savoir que souvent un adolescent violent souffre, est incompris et manque de repères. Cette prise de conscience permet aux parents d’adopter l’attitude adéquate vis-à-vis de leur enfant. Il leur est alors conseillé de l'impliquer dans les décisions au sein de la famille. Le responsabiliser et valoriser ses actions sont des points essentiels de la gestion de son comportement. Néanmoins, il ne faut pas se montrer trop tolérant envers ses crises. Poser des règles strictes et précises lui permet d’éprouver l’autorité parentale.
D’ailleurs, si par provocation ou insulte il viendrait mettre en cause ces règles, la meilleure des choses à faire est de ne pas répondre à ses attaques. « La violence entraîne la violence » et il faut à tout prix éviter d’entrer dans cet engrenage. Le fait qu'il arrive à vous faire sortir de vos gonds peut lui donner le sentiment d'avoir un pouvoir sur vous.
En outre, les disputes familiales sont à proscrire : calme et patience sont donc les outils de base.
|