Le cycle menstruel
Vers le 12ème jour du cycle se produit un pic de sécrétion de LH, qui va entraîner la rupture d’un follicule ovarien « mûr » permettant lors du 14ème jour la libération dans la trompe utérine de l’ovocyte, prêt à être fécondé. S’il y a fécondation par un spermatozoïde, l’ovocyte évolue pour donner un œuf puis un embryon qui se fixera dans l’utérus. Il sécrète alors une hormone (l’HCG) qui va stimuler et prolonger la durée de vie du follicule éclaté (corps jaune). Celui-ci sécrète à son tour des hormones qui permettront de bloquer le cycle et les règles afin de permettre la grossesse. En l’absence de fécondation, le corps jaune disparaît en 14 jours environ, entraînant alors une chute du taux hormonal, à l’origine des règles.
Les troubles du cycle menstruel
Il peut survenir des saignements en dehors des règles avec des causes différentes en fonction de l'age : simple déréglement hormonal qui peut survenir à tout age, fibrome de l'utérus et cancer de l'utérus chez la femme plus âgée... On distingue le syndrome inter-menstruel, caractérisé par des saignements au milieu du cycle, au moment de l’ovulation, associés à des douleurs pelviennes : ces symptômes sont sans gravité et ne nécessitent pas de traitement. A la ménopause, des saignements sont également possibles en cas de carence hormonale en œstrogène et nécessitent alors une attention particulière en raison du risque de cancer de l'utérus qui peut également se révéler par des saignements.
L’absence de règles (ou aménorrhée) peut survenir en cas d’activité sportive intense, de choc psychologique ou d’anorexie mentale.
La fin du cycle menstruel est souvent marquée chez la femme par l’apparition de symptômes tels que des douleurs au niveau pelvien et des seins, accompagnées d’une tension mammaire et de troubles de l’humeur. Ces symptômes sans gravité mais parfois invalidants constituent le syndrome prémenstruel, qui annonce l’imminence des règles. Les douleurs peuvent etre soulagée par de nombreux antalgiques : les antiinflammatoires (ibuprofène, kétoproféne...) sont souvent efficaces mais peuvent irriter l'estomac surtout en cas de prises fréquentes, le paracétamol les antispasmodiques (types spasfon) sont ausssi souvent utilisés...Parfois le médecin peut proposer une pilule contraceptive adaptée qui fera disparaître ce syndrome prémenstruel. L'aspirine est à éviter car il favorise les saignements en fluidifiant le sang.
Elodie Le Royer
(Validé par le Dr Jean Marc Bouzeran)
|