Le frottis : un acte de dépistage indispensable chez la femme !
Il est conseillé d’effectuer un frottis de contrôle tous les 2 ans, et cela dès le début de l’activité sexuelle. En effet, le cancer est le plus souvent déclenché par la transmission, lors des rapports sexuels, d’un virus : le papillomavirus (HPV) qui provoque la transformation des cellules. Généralement, les frottis sont pratiqués jusqu’à l’âge de 65 ans : même après la ménopause (avec ou sans prise d’hormones de compensation), il est important de contrôler régulièrement les cellules du col de l’utérus. Au-delà de 65 ans le développement d’un cancer du col utérin devient improbable (ANDEM 2004).
Pour les plus jeunes femmes, il existe aujourd’hui un vaccin contre le papillomavirus : il est remboursé jusqu’à 20 ans ou pour les jeunes femmes n’ayant pas eu de rapports sexuels. Il permet ainsi de limiter fortement l’apparition de cancer du col de l’utérus.
Après le frottis ?
Après l’examen du gynécologue, les échantillons prélevés sont envoyés au laboratoire. Entre 15 jours et 3 semaines plus tard, les résultats sont communiqués à la patiente. Lorsqu’ils sont tout à fait normaux, elle n’aura qu’à revenir 2 ans après effectuer un autre frottis.
Si les cellules présentent une modification dite mineure, le gynécologue peut proposer de pratiquer à nouveau un frottis 6 mois plus tard, mais aussi de faire un test viral pour détecter un éventuel papillomavirus. En dernier lieu, il pourra effectuer une biopsie (prélèvement de la zone de cellules anormales) et ensuite une colposcopie, c’est-à-dire un examen au microscope de la biopsie.
Enfin, lorsque les cellules présentent une anomalie majeure, la colposcopie sera pratiquée d’emblée.
Le cancer du col de l’utérus est un cancer grave chez la femme. L’intérêt du dépistage régulier est de traiter des lésions précancéreuses avant donc que le cancer se déclare. Il est donc très important d’aller effectuer régulièrement des frottis chez son gynécologue afin de détecter à temps toute anomalie pour soigner correctement un col de l’utérus malade.
Sophie Noachovitch
(Validé par le Dr Frédéric Amarger)
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