Kystes ovariens : l’importance d’une surveillance accrue
Les kystes ovariens sont des tumeurs qui peuvent être de différentes natures. Il s’agit généralement de structures de formes rondes remplies de liquide. Leurs causes peuvent être fonctionnelle, liée au cycle menstruel, ou organique, lorsqu’ils dérivent d’un tissu de l’ovaire. Le plus souvent bénins, leur traitement dépend donc de leur nature.
Symptômes et diagnostic
L’existence d’un kyste ovarien occasionne parfois des douleurs pelviennes, avec la présence d’une masse qui peut être palpable.
Il peut occasionner des troubles des règles. Mais le plus souvent, il est découvert fortuitement au cours d’un examen gynécologique ou d’une échographie pelvienne.
Enfin, dans certains cas, le kyste ovarien est découvert au cours d’une complication.
Un examen gynécologique complet avec toucher vaginal doit être réalisé, afin de déterminer si le kyste est mobile, sa taille, sa localisation et autant de facteurs orientant vers sa nature, bénigne ou maligne.
L’échographie pelvienne, effectuée par voie abdominale puis endovaginale, permet de visualiser le kyste ovarien, localisé à coté de l’utérus. Ainsi, sa forme, sa structure et sa localisation exacte sont étudiées. Elle permet de différencier un kyste bénin d’un kyste malin : taille inférieure à 6 cm, contours réguliers, contenu homogène sont le plus souvent synonymes de bénignité.
Le kyste fonctionnel de l’ovaire
Le kyste fonctionnel est issu d’un follicule ou du corps jaune qui se forme au moment de l’ovulation quand il n’y a pas de fécondation. Il est fréquent chez les femmes en période d’activité génitale, c’est-à-dire entre la puberté et la ménopause, et reste toujours bénin.
Il est le plus souvent indolore et son évolution se fait spontanément jusqu’à sa disparition.
En effet, le kyste fonctionnel est lié au cycle menstruel : ainsi, il involue en quelques semaines, sans traitement et sans complications.
Il faut simplement veiller à contrôler sa disparition par la réalisation d’une échographie pelvienne, 3 mois après le diagnostic.
En cas de persistance, il s’agit probablement d’un kyste organique.
Le kyste organique de l’ovaire
Le développement d’un kyste organique n’est pas lié au cycle ovarien : en effet, il s’agit d’une prolifération tumorale, bénigne ou maligne, d’un des tissus composant l’ovaire. Un kyste organique peut être d’origine épithéliale, stromale ou germinale.
Lorsque le kyste est diagnostiqué comme tumeur maligne par l’échographie (gros diamètre, contours irréguliers, contenu hétérogène), on parle de cancer de l’ovaire.
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