Kystes ovariens : l’importance d’une surveillance accrue
Le traitement dépendra alors de la classification TNM du cancer.
Ce qui permet de différencier un kyste organique d’un kyste fonctionnel, c’est sa persistance lors de l’échographie réalisée 3 mois après le diagnostic.
Il est alors nécessaire de réaliser une coelioscopie, qui permet d’effectuer des prélèvements à analyser pour confirmer la nature bénigne du kyste. Le traitement est alors réalisé dans le même temps, sous la forme d’une kystectomie (ablation du kyste).
Les complications possibles
Quand le kyste est volumineux, surtout en cas de kyste organique, il est susceptible de provoquer une torsion de l’ovaire : une douleur pelvienne violente en est le principal symptôme.
L’hémorragie intra-kystique est une autre complication possible, et une surveillance doit alors être instituée pour s’assurer de l’absence de rupture hémorragique, qui peut être très grave en raison du risque de choc hémorragique.
La rupture « simple » d’un kyste ovarien est également possible : elle se traduit par une douleur pelvienne brutale, qui disparaît spontanément en quelques jours.
Enfin, la présence d’un kyste ovarien est susceptible d’entraîner des compressions des organes intra-abdominaux alentour : vessie, uretère, rectum, à l’origine de différents symptômes spécifiques (obstruction rénale, troubles du transit…).
Bien que souvent bénin, la présence d’un kyste ovarien nécessite une surveillance accrue, afin d’éliminer avec certitude l’existence d’un cancer ovarien. Quand celui-ci est éliminé, la prise en charge est simple et permet d’éviter la survenue de complications potentiellement graves.
Elodie Le Royer
(Validé par le Dr Frédéric Amarger)
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