La mononucléose infectieuse
La mononucléose est consécutive à l’infection par le virus d’Epstein-Barr, faisant partie de la famille des Herpès virus.
Elle est parfois appelée « maladie du baiser » ou « maladie des fiancés », car sa transmission se fait essentiellement par voie salivaire. Elle touche le plus souvent l’adolescent, l’adulte jeune et l’enfant.

L’infection par le virus EBV peut être totalement asymptomatique.
La mononucléose infectieuse correspond à la phase symptomatique de l’infection par le virus d’Epstein-Barr : celui-ci reste ensuite dans les lymphocytes B, de façon latente.
Les symptômes de la mononucléose débutent par une grande fatigue, accompagnée d’une fièvre à 38°C.
Une angine survient ensuite, bilatérale, avec purpura du voile du palais, et une voix nasonnée.
L’examen clinique réalisé par le médecin retrouve des adénopathies (ganglions) au niveau du cou, et parfois des aisselles, de l’aine.
La rate est augmentée de volume dans environ la moitié des cas, et une éruption cutanée est parfois observée sur le tronc et au niveau de la racine des membres.
Parfois, l’angine est absente, et les examens biologiques peuvent révéler une hépatite, qui peut être accompagnée d’un ictère (coloration jaune de la peau).
Il peut dans certains cas exister des atteintes neurologiques (paralysie faciale, méningite, encéphalite…), cardiaques (myocardite), pulmonaires (pleurésie).
Sur le plan biologique, la réalisation d’examens sanguins révèle le syndrome mononucléosique, qui correspond à l’augmentation du taux des lymphocytes et des monocytes.
Le bilan hépatique quant à lui montre souvent une augmentation des transaminases (3 à 4x la normale).
Le MNI-test est un test rapide de détection des anticorps anti-EBV (Epstein Barr virus) par agglutination d’hématies, effectué par le médecin, très simple à utiliser: il permet de confirmer le diagnostic de mononucléose.
La sérologie EBV permet un diagnostic + sensible et + spécifique mais elle est couteuse, donc moins utilisée.
Le traitement du syndrome mononucléosique est symptomatique : il nécessite le repos au lit, l’arrêt du sport…
L’évolution naturelle de la maladie se fait vers la guérison au bout de 3 à 4 semaines, mais la phase de convalescence peut être prolongée plusieurs semaines au-delà.
La période de contagion de la maladie varie de 30 à 50 jours.
En cas de signes cliniques sévères (difficultés à s’alimenter à cause de l’angine par exemple) ou de complications (neurologiques, hématologiques), une corticothérapie peut être mise en place pendant 10 jours.
Il n’existe pas à l’heure actuelle de vaccin anti-EBV.
La mononucléose est donc une maladie très invalidante, en raison de la grande fatigue dont elle est responsable, et qui impose un repos strict durant plusieurs semaines. Mais elle est généralement sans gravité car spontanément résolutive, et les complications sont plutôt rares.
Elodie Le Royer
Validé par le Dr Frédéric Amarger
Rubriques santé enfant ados
Mots clés angine fatigue dysphagie fièvre
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