Le SIDA en questions
Le SIDA est la conséquence d’une contamination par le virus de l’immunodéficience humaine, ou VIH.
Il touche environ 34 millions de personnes dans le monde, constituant une véritable pandémie. Si des traitements ont permis une amélioration de la qualité et de l’espérance de vie dans les pays développés, le sida n’en reste pas moins une maladie mortelle.
La prévention reste donc le premier moyen de lutter contre la maladie.

Le VIH, qu’est-ce que c’est ?
Le VIH est un rétrovirus à ARN, qui touche les cellules participant au système immunitaire, les lymphocytes T CD4 (LT4).
Les symptômes dépendent de l’intensité et de la vitesse d’évolution de l’infection.
Celle-ci est à l’origine d’une baisse régulière du nombre des cellules immunitaires, jusqu’à atteindre au bout d’environ 10 ans d’évolution le stade SIDA : Syndrome de l’Immuno Déficience Acquise, durant lequel les infections dites opportunistes et les cancers apparaissent.
Ainsi, l’infection par le VIH est responsable d’une immunodépression, qui rend les sujets atteints beaucoup plus vulnérables aux infections, et ce d’autant plus que le nombre des cellules LT4 est bas.
Les modes de contamination par l’infection sont surtout dominés par la transmission par voie sexuelle, qui représente 90% des contaminations : le préservatif reste à l’heure actuelle le seul moyen de protection contre le virus et les autres infections sexuellement transmissibles (IST).
La contamination par voie sanguine est surtout dominée par la toxicomanie par voie intraveineuse (utilisation de seringues usagées), le risque représenté par la transfusion sanguine étant actuellement quasi nul, en raison des contrôles minutieux effectués depuis le scandale du sang contaminé en 1985.
Le troisième mode de contamination est représenté par la transmission materno-fœtale, lorsque la mère est séropositive pour le VIH : le risque est d’environ 1 à 2% en cas de prise en charge adaptée, et est surtout présent au moment de l’accouchement et à la fin de la grossesse.
Par contre, la séropositivité contre-indique l’allaitement maternel.
|
 |
|