Le SIDA en questions
Le diagnostic de l’infection à VIH
Les symptômes de primo-infection sont variés et non spécifiques : ils sont présents dans 50 à 80% des cas et se manifestent sous la forme d’une fatigue avec fièvre, accompagnée d’éruption cutanée, d’adénopathies (ganglions palpables), de douleurs musculaires et articulaires, de diarrhée, nausées, vomissements, maux de tête…
Des ulcérations au niveau des muqueuses buccale et génitale sont possibles, de même que des signes neurologiques divers (paralysie faciale, encéphalite…).
Leur évolution est favorable sans traitement en quelques semaines.
La réalisation d’un bilan sanguin montre la présence d’une diminution des globules blancs, des plaquettes, une perturbation du bilan hépatique dans certains cas, et un syndrome mononucléosique.
Ces signes doivent faire rechercher l’existence de situations à risque de contamination par le virus, et une sérologie VIH est alors réalisée, après information et accord du sujet, afin de diagnostiquer l’infection. Quand le 1er test est positif, un 2ème doit être réalisé pour confirmer le diagnostic.
L’annonce du résultat est faite par le médecin qui a prescrit le test et se fait en toute confidentialité.
Un bilan de l’infection est ensuite réalisé : charge virale, taux de lymphocytes T CD4, bilan hépatique, sérologies syphilis, hépatites B et C, IDR (tuberculose), radiographie de thorax…
Un bilan pré-thérapeutique permet d’évaluer la fonction rénale, hépatique et pancréatique avant la mise en place du traitement.
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