Bronchiolite aiguë du nourrisson
Elle est redoutée chaque hiver par les parents et on annonce même son arrivée dans les médias. Il s’agit de la bronchiolite. Elle touche environ 460.000 nourrissons par an en France (30 % des nourrissons). Cela représente donc un réel problème de santé publique. Voici quelques éléments pour mieux comprendre cette maladie.

La bronchiolite aiguë du nourrisson est une inflammation des bronchioles (petites bronches) survenant en période d’épidémie virale chez les nourrissons de moins de 2 ans avec pour conséquence des bouchons muqueux dans les bronchioles et des sifflements respiratoires.
Le virus
Il s’agit habituellement du virus respiratoire syncitial (VRS) qui sévit chaque année d’octobre à avril. D’autres virus peuvent également être en cause : rhinovirus, adénovirus, virus influenzae, virus parainfluenzae.
Ce virus se transmet soit directement par les sécrétions (toux, écoulement nasal, éternuement) soit indirectement par les mains et le matériel souillé. Le virus survit 30 minutes sur la peau et 6 à 7 heures sur les objets et le linge d’où l’intérêt de bien se laver les mains.
L’incubation (c'est-à-dire le délai entre la contagion et la déclaration des symptômes) est de 2 à 8 jours, l’élimination virale dure environ 7 jours.
Le virus peut toucher également les enfants plus grands ou les adultes mais chez eux il se manifestera par un rhume ou une toux sans sifflements sauf si ils ont un terrain asthmatique.
Mon bébé a-t-il une bronchiolite ?
Les premiers signes sont une rhinite et une toux plutôt sèche, peu fébriles, qui sont banales en hiver et ne permettent pas encore d’affirmer le diagnostic de bronchiolite.
En deux ou trois jours débutent les signes d’encombrement bronchique et la toux devient grasse. Les sifflements apparaissent, parfois audibles à distance (wheezing) et témoignent de l’atteinte des bronchioles.
L’enfant peut présenter une gène pour respirer. Il respire plus vite et il y a un freinage au niveau du thorax quand il expire.
Il faut le faire examiner rapidement surtout si apparaissent des signes de gravité : les côtes, le sternum se creusent (tirage intercostal et sus-sternal) quand l’enfant respire, il prend moins bien ses repas et se déshydrate, il vomit, il est pâle…
Il existe des facteurs favorisants les bronchiolites : le tabagisme passif, les anomalies respiratoires préexistantes (prématuré, terrain asthmatique), terrain allergique, mode de garde en collectivité, résidence en zone urbaine, fratrie nombreuse, transport en commun.
L’évolution
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