La coqueluche
Le traitement et la prévention
Les nourrissons malades âgés de moins de 3 mois doivent être hospitalisés, de même que les sujets plus âgés lorsque l’état le nécessite. Une renutrition pourra ainsi être réalisée si nécessaire, et le drainage des voies respiratoires sera effectué par un kinésithérapeute. Dans tous les cas, les sujets malades doivent être isolés afin de prévenir toute contamination, que ce soit à l’hôpital ou au domicile, et ce jusqu’à 5 jours après le début du traitement.
Celui-ci repose sur une antibiothérapie d’une durée de 2 semaines, qui permet de réduire la contagiosité et d’éliminer la bactérie au bout de 5 jours environ, mais qui a peu d’effet sur les symptômes à proprement parler. L’entourage sera également traité préventivement par antibiotiques, pour une durée de 10 jours, afin d’éviter la transmission de la maladie. Dans les formes graves, la prescription de corticoïdes permet de réduire l’intensité des quintes de toux, les antitussifs se révélant inefficaces.
Le vaccin contre la coqueluche existe et doit être administré à l’âge de 2 mois, avec des rappels pratiqués vers l’âge de 18 mois et par la suite, idéalement entre 11 et 13 ans. Le retard vaccinal est à l’origine de 50% des cas de coqueluche chez le nourrisson, c’est pourquoi il est important de respecter le calendrier vaccinal. Le rappel vaccinal est recommandé chez tous les adultes dont la vaccination date de plus de 10 ans.
Par ailleurs, Le Haut Conseil de la Santé Publique recommande en 2008 : "la pratique d’un rattrapage coquelucheux chez l’adulte n’ayant pas reçu de vaccination contre la coqueluche au cours des dix dernières années, notamment à l’occasion du rappel décennal diphtérie-tétanos-polio de 26-28 ans, avec le vaccin dTcaPolio."(BEH 16-17 / 22 avril 2008)
Elodie Le Royer
(Validé par le Dr Frédéric Amarger)
|
 |
|