Sommeil de bébé : comment bien s’y prendre
Il refuse de dormir, que faire ?
Si tel est le cas vers l’âge de 3 ou 5 ans, il convient de réexaminer ses siestes, leur durée ainsi que ses nuits et vérifier si elles sont en adéquation avec sa dépense d’énergie. Comment réagir en cas de pleurs répétés ? Faut-il le laisser pleurer au risque que cela s’éternise ou bien aller le rassurer ? Sachez d’abord que les sanglots sont fréquents chez les bébés, ces derniers étant leurs seuls moyens d’expression. Il n’est donc pas rare que les réveils de bébé entre ses phases de sommeil se traduisent par des pleurs. Dans ce cas, évitez les câlins et les berceuses car au final, il en prendra l’habitude et vous passerez vos nuits à côté de son lit. Bien sûr, si vous sentez que ces sanglots persistent et ne sont pas anodins, allez voir ce qui se passe sans le sortir du lit.
Les causes de ses sanglots sont multiples : la faim, la peur, la frustration… avec le temps, ces petits cris auront des sonorités variables et bien reconnaissables. Faites-vous confiance… Côté alimentation, bébé ne doit plus manger la nuit à partir de 3 mois sauf sur les conseils du médecin. Il est donc inutile de lui donner le biberon ou le sein aux moindres pleurs.
Pour une douce nuit…
Sachez d’abord que la température de la chambre de bébé ne doit pas excéder les 20°, l’idéal restant 18 ° (comme pour l’adulte d’ailleurs). La position sur le dos est incontournable afin de diminuer les risques de mort subite du nourrisson et d’étouffement. Evitez les peluches, oreillers ou autres couvertures, seule une gigoteuse adaptée à sa taille suffit.
Place maintenant au choix du lit de bébé. Plusieurs modèles sont proposés :
• Le couffin : à destination des 0-3 mois, il doit disposer d’une assise rigide, de bords en osier et de poignées. Evitez les trépieds et posez-le plutôt à terre. Quant au matelas, prenez-le ferme.
• Le berceau : pour les 0- 6 mois. L’important est que les parois soient bien solides et que les barreaux soient peu espacés, sans oublier des roulettes bloquantes. Enfin, même si le berceau de votre enfance vous rend nostalgique, oubliez-le ! Il ne correspond plus aux normes de sécurité actuelles.
• Le lit à barreau : grand classique incontournable, il est le plus souvent fait de bois laqué ou de rotin et peut convenir dès la naissance jusqu’à 3 ans. Choisissez un modèle avec sommier réglable et côtés coulissants. Evitez les tours de lit qui empêchent l’air de circuler et retirez les peluches qui encombrent le lit inutilement. Bien sûr, les panneaux doivent mesurer 60 cm de haut et doivent être bloqués quand bébé dort. Quant à l’espacement entre les barreaux (verticaux), il doit être étroit. Et si le lit à des roulettes, bloquez-les et évitez de le placer vers un radiateur. Enfin, le matelas doit être en mousse (avec un traitement anti-feu), avec une housse anti-acariens et des mêmes dimensions que le lit afin d’éviter les espaces entre lui et les bords.
Et côté propreté, une alèse en coton imperméable est idéale ainsi qu’un drap-housse bien douillet. Les couvertures sont aussi à proscrire ainsi que les duvets et autres oreillers. Le mieux est d’habiller bébé d’une gigoteuse jusqu’à 2 ans.
Et pour finir sur la question que se pose tous les jeunes parents : faut-il faire du co-sleeping ? S’il permet de renforcer l’intimité entre le chérubin et ses parents et d’être pratique pour les tétées, le problème risque de se poser au moment du sevrage, lorsque bébé devra quitter la chambre de ses parents pour avoir un peu d’indépendance… Le débat reste ouvert.
Emilie Lefèvre
(Validé par le Dr Frédéric Amarger)
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