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Jeux dangereux : la violence gratuite prend place à l’école

Jeux dangereux : la violence gratuite prend place à l’école

Les cours de récréation sont malheureusement le théâtre de jeux aussi stupides que dangereux. Cette recherche du danger et de la violence fait bien entendue parti de l’évolution de chaque enfant. Mais cette quête pose problème lorsqu’elle est subie ou lorsqu’elle met des vies en danger.

Jeux dangereux : la violence gratuite prend place à l’école



Rouer de coups un camarade de classe parce qu‘il a de meilleurs notes, s’étrangler jusqu’à voir les étoiles, toutes les justifications sont bonnes pour inventer des jeux dangereux. Mais quels sont ces jeux ? Peut-on les confondre avec une tendance suicidaire ? Comment les prévenir ?

Agressions et jeux par asphyxie : l’exemple du jeu du foulard

Deux types de jeux dangereux apparaissent à l‘école. Ces pratiques sont plus courantes dans les cours des collèges mais elles existent aussi en primaire. Les premières dites d’agressions, se subdivisent en deux branches.

L’enfant peut tout d’abord être la victime de violences gratuites. Mais l’enfant peut aussi participer à des jeux dont la règle consiste à frapper le perdant.

Ces jeux dangereux sont aussi susceptibles d’être envisagés sous la forme des asphyxies.

En s’étranglant avec un foulard ou par l’intermédiaire d’un camarade qui lui sert le cou, l’enfant diminue l’irrigation de son cerveau, provoquant ainsi des hallucinations mais aussi des malaises.

Le but du jeu étant bien sûr de raconter ce que l’on a vu et ce que l’on ressent. Ce jeu qui porte plusieurs noms (jeu du foulard, jeu de la tomate, rêve bleu, cosmos, jeu de la grenouille, etc.) et peut être mortel si l’arrêt de la strangulation survient trop tard.

Les premières séquelles peuvent être une paralysie d’un ou plusieurs membres, une cécité ou une surdité partielle, des troubles cognitifs. La plus grave conséquence est malheureusement la mort. Elle est survenue entre 65 et 200 fois durant ces 10 dernières années.

Une tendance suicidaire chez l’enfant ?

La pratique de ces jeux dangereux n’est en aucun cas le reflet d’une quelconque tendance suicidaire chez ces enfants.

Elle est à rapprocher de leur envie de rechercher des sensations fortes, de défier les interdits, de se prouver quelque chose. Parfois même, ils n’ont aucune envie de faire ce genre de jeux mais les camarades de classe les y incitent.

Cela peut devenir une sorte d’épreuve pour se faire accepter de l’ensemble du groupe, de la même manière que la cigarette ou l’alcool chez les plus âgés.

Les signes à ne pas manquer et les réactions à adopter

Les enfants qui pratiquent ce genre de jeux ont souvent une phobie de l’école. Ils ont aussi des difficultés à se concentrer et peuvent avoir des maux de tête.
Physiquement, la présence de marques autour du cou, de bleus à des endroits autres qu’aux genoux ou aux coudes qui ne peuvent pas être la conséquence de chutes, sont des signes à ne pas manquer.
Si cela s’avère être le cas, une discussion s’impose avec l’enfant. Mais aussi avec le directeur de son établissement. Il faut à tout prix éclaircir la situation afin de pouvoir prévenir ces jeux et leur répétition.
Le rôle des parents est alors de responsabiliser leur enfant et de lui faire prendre connaissance des conséquences possibles de ses actes, l’objectif étant de lui apprendre à savoir dire « non » à ce type de comportement.

L’apparition de ces jeux et le nombre de cas sont inégalement répartis entre les établissements. Mais quoi qu’il en soit, il faut tout de suite insister sur le caractère dangereux de ces comportements dès qu’ils apparaissent et la maxime « mieux vaut prévenir que guérir » est à appliquer au plus vite.

Vincent Lescuyer
(Validé par le Dr Jean Marc Bouzeran)


02-04-2008



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