Le rhume de hanche
Les autres étiologies à évoquer sont principalement
- l’ostéochondrite primitive de hanche, qui est une nécrose de la partie supérieure du fémur. Fréquente, elle se différencie du rhume de hanche notamment par l’élévation des marqueurs biologiques de l’inflammation dans le sang, et par son aspect typique si un examen scintigraphique est réalisé
- l’arthrite septique, ou infection du liquide articulaire, qui est suspectée en cas de fièvre élevée et d’aspect fortement inflammatoire de la hanche (rougeur, chaleur, tuméfaction). Une ponction est effectuée en cas de doute.
A surveiller de près
L’évolution est favorable en 1 semaine, sous couvert de repos au lit, avec hanche en décharge en traction axiale (pas d’appui du pied au sol, pied fixé en traction par un mécanisme). La douleur doit être prévenue par la prise d’antalgiques, et les phénomènes inflammatoires limités par la prise d’anti-inflammatoires non stéroïdiens.
Dans les pays anglo-saxons, le rhume de hanche est parfois appelé « observation hip », c'est-à-dire « hanche en observation ».
Le risque est en effet de passer à côté du diagnostic d’ostéochondrite de hanche qui impose un traitement prolongé. Une consultation de contrôle clinique et radiologique de la guérison est programmée à 6 semaines.
Le rhume de hanche est une maladie bénigne, qui se traite en 1 semaine par l’association repos et antalgiques.
Une consultation à distance est néanmoins prévue, pour s’assurer qu’il ne s’agissait pas d’une cause plus grave, et mettre en route le traitement adéquat.
Christophe Coste
Validé par le Dr Frédéric Amarger
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