Le somnambulisme chez l'enfant
Que faire ?
Le principal risque du somnambulisme est que l'enfant se mette physiquement en danger, par exemple en s'approchant d'une fenêtre ouverte ou en tentant de descendre un escalier. C'est pourquoi il y a quelques précautions à prendre si votre enfant est sujet à ce trouble, comme bloquer certains accès ou le faire dormir au rez-de-chaussée. La réaction la plus adaptée lorsque l'on surprend son enfant dans un état de somnambulisme, c'est de lui demander gentiment de retourner dans son lit et de l'y raccompagner. Mieux vaut ne pas le réveiller, sauf en cas de danger immédiat.
Dans quels cas s'inquiéter ?
Si les crises sont fréquentes (plusieurs par mois) et longues (plus de 10 minutes), si l'enfant à des activités dangereuses lors de ces crises, si elles sont associées à d'autres troubles (énurésie, terreurs nocturnes...), si enfin ce trouble perdure au-delà de la puberté, il est préférable de consulter un médecin, qui pourra lui prescrire un traitement.
En effet, outre le risque de mises en danger nocturnes, un sommeil de mauvaise qualité peut affecter l'état de santé général de l'enfant, ainsi que sa vie sociale et scolaire. Par ailleurs, il ne faut pas négliger la possibilité que ces crises soient la conséquence d'un mal-être, que seul un médecin pourra détecter.
Pas trop d'inquiétude donc, si votre petit se promène un peu la nuit. Et si vous-mêmes avez été somnambule étant enfant, sachez qu'il y a beaucoup plus de risques qu'il le soit lui aussi.
(Validé par le Dr Frédéric Amarger)
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