L’accident vasculaire cérébral ischémique
L’accident vasculaire cérébral ischémique, ou AVC ischémique, correspond à la souffrance du cerveau lorsque celui-ci est privé d’oxygène : Les cellules cérébrales peuvent devenir non fonctionnelles, de manière plus ou moins réversible en quelques minutes.

De nombreuses causes peuvent être à l’origine de cette ischémie cérébrale. Malheureusement, une fois la souffrance installée, l’évolution est sensiblement identique, et les traitements limités. Le point sur cette pathologie.
Des causes multiples
Les 3 causes principales sont :
- L’athérosclérose, c'est-à-dire l’obstruction de la lumière des vaisseaux qui irriguent le cerveau par une plaque d’athérome, constitué notamment du mauvais cholestérol. Les facteurs favorisants cette plaque sont principalement l’âge, le sexe masculin, les antécédents personnels et familiaux cardiovasculaires, l’hypertension artérielle, le diabète, le tabac et l’alimentation riche en lipides. Le stress est aussi un facteur de risque important.
- Les cardiopathies emboligènes, c'est-à-dire les maladies du cœur qui peuvent provoquer l’envoi d’emboles dans la circulation, qui vont boucher les vaisseaux (au niveau rénal, pulmonaire en cas de malformation, cérébral, ophtalmique). Il s’agit notamment de l’infarctus du myocarde récent, des arythmies cardiaques (par fibrillation auriculaire surtout).
- Les infarctus lacunaires, dus à la souffrance des petites artères cérébrales secondaire à l’hypertension artérielle.
- D’autres causes plus rares : dissection carotidienne et vertébrale, lorsque les vaisseaux qui irriguent le cerveau se rompent ; maladies hématologiques où la coagulation ou l’efficacité du sang est altérée, maladies inflammatoires des vaisseaux cérébraux…
Des symptomes variables
Les symptomes devant faire penser à un AVC sont divers et variés mais à début brutal : déficit moteur localisé (hémiplégie, monoplégie, paralysie faciale), déficit sensitif localisé, aphasie (trouble de la parole : soit grognement, soit lanque du mot, soit plus aucune parole), anomalie du champ visuel....
En cas d'apparition brutale de l'un de ces symtomes il convient d'appeler le SAMU en composant le 15.
Un pronostic effroyable
Au total, on dénombre 20 à 30% de décès à 15 jours, en fonction de l’étendue de l’infarctus, de l’importance de l’oedème cérébral et de la survenue de complications.
Les facteurs de mauvais pronostic à court terme sont principalement l’âge, les maladies associées (insuffisance cardiaque, hypertension artérielle), l’importance des troubles de la vigilance associées, l’apparition précoce d’anomalies à l’imagerie cérébrale, l’étendue de l’ischémie cérébrale.
Plus la date d’apparition des premiers signes de récupération est tardive, plus le déficit résiduel sera sévère. La récupération est maximale dans les 6 premiers mois, il est donc crucial de commencer l’orthophonie et la rééducation le plus tôt possible. Néanmoins, il persiste des séquelles invalidantes dans 60% des cas.
A 1 an de l’accident ischémique, le taux de décès approche des 50%, principalement par survenue d’une récidive d’accident vasculaire cérébral, mais également par infarctus du myocarde.
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