Le cancer du col de l'utérus
Le cancer du col de l'utérus est un cancer hormono-dépendant. Il s’agit d’un adénocarcinome (affectant l’épithélium glandulaire). Son diagnostic est le plus souvent réalisé à un stade précoce : chaque année, on recense 13,6 nouveaux cas de cancer du col de l'utérus pour 100 000 femmes.

Causes et facteurs de risque du cancer du col de l'utérus
Certains facteurs peuvent prédisposer à la survenue d’un cancer du col de l'utérus (appelé aussi de l'endomètre). Ainsi, on le retrouve chez les femmes atteintes d’antécédents familiaux de cancer du col de l'utérus ou personnels de cancer du sein, du colon ou encore de l’ovaire.
L’hypertension artérielle, le diabète, l’obésité, une puberté précoce et/ou une ménopause tardive et enfin, le fait de n’avoir jamais eu d’enfants peuvent constituer également des facteurs de risque.
On note aussi qu’un traitement hormonal substitutif mal adapté (oestrogènes sans progestérone associée) peut tout aussi en être la cause du fait d’un déséquilibre hormonal.
Comment diagnostiquer un cancer du col de l'utérus ?
Les symptômes du cancer du col de l'utérus se traduisent par l’apparition de saignements vaginaux d’origine utérine, qui ne sont pas les menstruations car ils surviennent à la ménopause : on parle de métrorragies. Elles sont spontanées, indolores et irrégulières. Il est plus difficile de poser le diagnostic lorsque ces saignements surviennent peu avant la ménopause, car ils peuvent alors être confondus avec les règles. Des leucorrhées (pertes vaginales blanchâtres) d’aspect purulent peuvent également être présentes. Les douleurs pelviennes sont rarement présentes : elles sont le plus souvent tardives et le signe d’un cancer évolué.
Les touchers rectal et vaginal sont alors réalisés par le gynécologue : l’utérus est souvent globuleux, mou et sensible, mais peut parfois être normal. Un frottis cervico-vaginal est systématiquement pratiqué : il n’est positif que lorsque la lésion cancéreuse s’étend au col de l’utérus.
Cancer du col de l'utérus : l’importance des examens complémentaires
Un bilan complémentaire est mis en route afin de confirmer le diagnostic de cancer du col de l'utérus suite à l’apparition des symptômes :
- L’échographie montre une augmentation anormale de l’épaisseur de l’endomètre
- La réalisation d’une hystéroscopie sous anesthésie générale permet de localiser la tumeur ainsi que son extension, et d’effectuer des biopsies
- Le curetage biopsique guidé par l’hystéroscopie permet de faire le diagnostic au niveau des tissus et de déterminer le degré d’évolution du cancer
Le bilan d’extension du cancer du col de l'utérus comprend un scanner abdomino-pelvien ou une IRM, une radiographie du thorax, une échographie du foie, et selon les cas, une cytoscopie, une urographie intraveineuse et une coloscopie.
Evolution et pronostic du cancer du col de l’utérus
Le cancer reste longtemps limité à l’endomètre utérin et peut s’étendre vers le col. Il progresse lentement en profondeur dans la couche musculaire de l’utérus (le myomètre) et peut se disséminer plus tardivement en dehors de l’utérus.
Néanmoins, le cancer du col de l'utérus est souvent diagnostiqué à un stade précoce : son évolution est alors stoppée par un traitement administré rapidement, permettant ainsi la guérison.
Cancer du col de l'utérus et traitement adéquat
Il est d’abord chirurgical : une hystérectomie totale est réalisée, avec annexectomie bilatérales (ablation des ovaires et des trompes), ainsi qu’une lymphadenectomie iliaque externe bilatérale (ablation des ganglions). La chirurgie peut aussi être complétée par une radiothérapie externe pelvienne ainsi qu’une curiethérapie vaginale.
Lorsqu’il est diagnostiqué à temps, le plus souvent chez la femme ménopausée, le cancer du col de l'utérus peut être traité avec une guérison obtenue. Une surveillance doit ensuite être mise en place, qui consiste en des consultations régulières chez le gynécologue avec examens cliniques et frottis vaginaux.
Elodie Le Royer
(Validé par le Dr Frédéric Amarger)
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