Le cancer du colon
Le cancer du colon représente la première cause de cancer dans les pays industrialisés, et leur fréquence augmente régulièrement. A l’origine du cancer du colon, les habitudes alimentaires, qui joueraient un rôle important.

Le dépistage du cancer du colon permet d’améliorer le pronostic, en permettant un diagnostic précoce, et la mise en place de traitements adaptés, faisant appel à la chirurgie ou à la chimiothérapie.
Les cancers colorectaux, regroupant les cancers du colon et du rectum, représentent 36 000 nouveaux cas par an en France et sont à l’origine de16 000 décès. L’âge moyen au moment du diagnostic se situe aux alentours de 65 ans.
Facteurs de risque du cancer du colon
Un régime alimentaire hypercalorique, riche en acides gras saturés, triglycérides, cholestérol pourrait favoriser l’apparition d’un cancer du colon. De même, la faible consommation de fibres alimentaires et de vitamines pourrait jouer un rôle, expliquant la forte proportion de ces cancers dans les pays industrialisés.
Certains sujets présentent un risque plus élevé que la population générale de développer un cancer du colon : les personnes ayant déjà eu un cancer colo-rectal ou un adénome, une maladie inflammatoire chronique de l’intestin (Maladie de Crohn), ou possédant des proches au 1er degré (parents, frères et sœurs..) atteints d’un cancer colo-rectal.
Le risque est très élevé dans le cas de sujets appartenant à une famille dont des membres sont atteints de cancer colo-rectal à transmission héréditaire autosomique dominante : il existe dans ce cas une composante génétique à l’origine des cancers.
Les symptômes faisant suspecter un cancer du colon
En cas de cancer du colon, les symptômes sont les suivants :
- douleurs abdominales, à type de crampes ou de ballonnements, paroxystiques (« pic » de la douleur et périodes d’accalmie), et améliorées par les antispasmodiques ou l’émission de gaz et de selles
- hémorragie digestive : rectorragies (sang rouge dans les selles), méléna (sang noir), pouvant induire une anémie par carence en fer
- troubles du transit : constipation, diarrhées ou alternance des deux
- parfois découverte de la maladie lors d'une occlusion : douleurs abdominales, vomissements, constipation, arrêt des gaz
- asthénie, amaigrissement, anorexie
Le diagnostic peut être posé lors d’une coloscopie de dépistage, ou suite à une endocardite à germes d’origine digestive, à la découverte de métastases hépatiques ou pulmonaires, ou à une complication (infection, occlusion colique, perforation, hémorragie).
Cancer du colon : les examens complémentaires et le bilan
L’examen abdominal réalisé par le médecin est le plus souvent normal, mais peut révéler une masse sensible, dure, irrégulière, ainsi qu’une hépatomégalie (augmentation du volume du foie) et une ascite (liquide dans la cavité abdominale).
La réalisation d’une coloscopie permet de confirmer le diagnostic, en visualisant la tumeur : elle permet de préciser son siège exact dans le colon, de réaliser des biopsies, d’examiner le reste du colon à la recherche de polypes ou d’un 2ème cancer.
Lorsque la coloscopie n’est pas possible (en cas d’occlusion par exemple) ou incomplète, un lavement baryté peut être effectué afin de localiser la tumeur.
Des examens biologiques peuvent être réalisés, mais ils sont peu utiles au diagnostic :
- dosage de l’antigène carcino-embryonnaire : ACE
- numération formule sanguine (pouvant révéler une anémie ferriprive)
- bilan hépatique, perturbé en cas de métastases hépatiques
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