Le cancer du larynx
Le cancer du larynx fait partie des cancers des voies aéro-digestives supérieures (VADS), dont on dénombre 20 000 nouveaux cas chaque année en France. Ils se situent au 4ème rang de mortalité des cancers chez l’homme, et constituent en cela un véritable problème de santé publique.
Le cancer du larynx représente 25% des localisations des cancers des VADS. Il peut être associé à d’autres cancers ORL, les facteurs de risque étant les mêmes.
Facteurs de risque du cancer du larynx
Le cancer du larynx touche principalement les hommes à partir de 50 ans.
La consommation tabagique est la principale cause de développement de ce cancer. L’alcool constitue également un facteur de risque majeur.
La présence de lésions précancéreuses et d’une dysplasie, prédisposent à la survenue de cancers, et nécessitent donc un examen approfondi : toute laryngite chronique blanche hypertrophique doit être biopsiée, afin d’éliminer un cancer du larynx.
Les signes cliniques
Le principal symptôme est constitué par l’apparition d’une dysphonie persistante : gêne à la parole traduisant l’atteinte d’une corde vocale.
Il peut exister également une douleur au niveau auriculaire : on parle d’otalgie réflexe.
Une dyspnée laryngée, se traduisant par une gêne à l’inspiration, constitue un autre signe d’apparition plus tardive.
Une gêne pharyngée et une dysphagie (difficulté à avaler) sont possibles en cas d’atteinte de la margelle postérieure.
Les examens complémentaires consistent en la réalisation de biopsies de la lésion, lors d’un examen du larynx à l’aide d’un laryngoscope.
Le médecin recherche une localisation secondaire cancéreuse associée des VADS, par un examen du pharynx (pharyngoscope), de l’œsophage (fibroscopie oesophagienne), de la cavité buccale.
Un scanner cervical peut être réalisé afin de délimiter l’extension tumorale, et de rechercher des adénopathies.
Formes cliniques et pronostic du cancer du larynx
Le cancer du larynx peut avoir plusieurs localisations :
- au niveau sus-glottique
- au niveau des cordes vocales : la dysphonie est alors souvent le seul symptôme, due à une compression du nerf récurrent. Cette localisation est la plupart du temps de bon pronostic car l’atteinte ganglionnaire est rare
- au niveau de la commissure antérieure : le pronostic est mauvais en raison de l’envahissement précoce du cartilage thyroïde
- Au niveau sous-glottique : les signes d’obstruction respiratoire sont tardifs. Le pronostic est mauvais en raison de l’extension vers la trachée.
Le traitement du cancer du larynx
Il repose sur la chirurgie curative, par l’exérèse de la tumeur : laryngectomie partielle ou totale, avec curage ganglionnaire. Auparavant, une chimiothérapie pré-opératoire peut être réalisée pour réduire le volume de la tumeur. Une radiothérapie locale et ganglionnaire complète le traitement.
Touchant principalement l’homme, et en augmentation croissante à partir de l’âge de 35 ans, le cancer du larynx expose à des récidives et à un risque de cancer associé. D’où la nécessité d’une prévention du risque alcoolo-tabagique.
Elodie Le Royer
(Validé par le Dr Frédéric Amarger)
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