Le cancer du rein
Le cancer du rein est la 3ème tumeur urologique après le cancer de la prostate et les tumeurs de la vessie. Il est le plus souvent découvert fortuitement, lors d’une échographie abdominale ou des voies urinaires ou révélé par la présence de sang dans les urines. Ce qu’il faut savoir sur ce cancer.
Il représente 2 à 3% de l’ensemble des cancers. L’âge moyen de découverte est de 60 ans, et il touche 2 fois plus les hommes que les femmes.
Les facteurs favorisants du cancer du rein
Plusieurs gènes sont impliqués dans l’apparition des cancers du rein.
Les facteurs de risque les plus fréquemment retrouvés sont :
- l’existence d’une dysplasie multikystique, chez les sujets hémodialysés
- le cancer du rein natif chez les sujets transplantés
- des formes familiales (maladie de Von-Hippel Lindau, sclérose tubéreuse de Bourneville)
L’obésité et le tabac pourraient jouer un rôle, de même que l’habitat urbain, surtout en Europe du Nord et aux Etats-Unis.
Le diagnostic du cancer du rein
Il est dans 40% des cas réalisé à l’occasion d’une échographie (abdominale, des voies urinaires) effectuée pour un autre motif, qui visualise alors la tumeur rénale.
Des symptômes urologiques peuvent révéler l’existence d’une tumeur, à savoir :
- l’hématurie : présence de sang dans les urines reste le symptôme le plus fréquent. Elle est indolore et présente pendant tout le jet urinaire. Ses causes sont multiples mais sa présence doit faire rechercher en premier l’existence d’un cancer du rein à l’aide d’une échographie rénale.
- Une douleur lombaire
- Un contact lombaire : « gros rein » à la palpation
Des signes généraux peuvent également être présents tels que de l’asthénie (fatigue), un amaigrissement, une anorexie (diminution de l’alimentation), de la fièvre.
Un syndrome paranéoplasique peut apparaître, lié à la sécrétion de substances hormonales par la tumeur, entraînant :
- une fièvre au long cours
- une anémie
- un syndrome inflammatoire
- une hypertension artérielle
- une hypercalcémie
- la perturbation du bilan hépatique
Les autres circonstances de découverte d’un cancer rénal sont la découverte de métastases, le plus souvent osseuses, pulmonaires et hépatiques, mais aussi surrénaliennes, cérébrales et au niveau de l’autre rein.
L’importance des examens complémentaires
Ils aident à rechercher la tumeur, à évaluer son extension, tout en permettant de visualiser d’éventuelles métastases.
L’échographie rénale est essentielle pour mettre en évidence la tumeur. Elle est associée à une échographie hépatique et rétropéritonéale (visualisant l’arrière de la cavité abdominale) afin de rechercher des métastases hépatiques et ganglionnaires rétropéritonéales.
Le scanner abdominal est indispensable pour confirmer le diagnostic de cancer par la visualisation d’une vascularisation au sein de la tumeur.
Il permet également de réaliser un bilan d’extension de la tumeur, complété par un scanner thoracique.
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