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Colique hépatique : des calculs biliaires à l’origine du mal

Colique hépatique : des calculs biliaires à l’origine du mal

Vous ressentez des douleurs brutales au niveau de l’abdomen accompagnées de points de côté, surtout après un repas riches en graisses ? Vous souffrez peut-être de colique hépatique.

Causée par des calculs de la vésicule biliaire, cette maladie est relativement fréquente mais heureusement le plus souvent bénigne.

Colique hépatique : des calculs biliaires à l’origine du mal

Quels sont les autres symptômes associés, les causes et les traitements de la colique hépatique ? Comment atténuer la douleur ? Le point sur ces questions.

Touchant près de 35% des femmes et 20% des hommes, la colique hépatique est plus fréquente qu’on ne le pense mais heureusement sans gravité. Une fois le diagnostic établit, des traitements divers ainsi que des mesures d’hygiène alimentaire permettent d’en venir à bout.

Colique hépatique : causes et symptômes

La colique hépatique est une complication de la lithiase biliaire, qui se caractérise par une obstruction des voies biliaires, elle-même causée par des calculs (petits cailloux) qui se forment  à partir de pigments biliaires et de sels de calcium. A noter : la vésicule biliaire est le réservoir de la bile sécrétée par le foie. Lorsque les calculs se coincent, cela engendre des douleurs typiques qui augmentent au gré des mouvements et de la respiration. Tant que ces calculs ne sont pas éliminés, ils se coincent à nouveau et la colique devient récidivante.

Les principaux symptômes sont :

• Des douleurs intenses et brutales dans le haut de l’abdomen, sur le côté droit (là où se situe la vésicule biliaire) et sur les côtes
• Les douleurs peuvent s’étendre dans le dos, au niveau de l’omoplate droite.
• La douleur peut être réveillée lors d’une palpation du foie
• Une sensation de pesanteur, de crampe ou de déchirure qui serre l’estomac après un repas calorique
• Les douleurs sont constantes pendant une à trois heures et diminuent progressivement avant de disparaître
• L’urine est souvent de teinte foncée (les calculs sont alors bloqués dans le canal dit cholédoque)
• Une constipation
• Parfois, peut s’ajouter de la fièvre, des frissons, des nausées voire des vomissements en cas de complication , lorsque la vésicule biliaire ( cholecystite) ,  ou  le pancréas (pancréatite) subit une inflammation) se sont des urgences.
• Un ictère dans des cas plus rares, il traduit une destruction des cellules du foie.

La complication ultime de la lithiase biliaire est l’angiocholite que l’on suspecte devant la triade Douleur-fièvre-ictère, indiquant une surinfection de la bile et une cytolyse hépatique, c’est une urgence absolue.

La colique hépatique est causée par des contractions de la vésicule biliaire qui viennent bousculer un ou plusieurs calculs. Cela entraîne un déplacement des calculs le long des voies biliaires.

Il est important de souligner qu’il existe deux types de calculs biliaires : les calculs de cholestérol biliaire (causés par un déséquilibre métabolique) et les calculs pigmentaires (causés par une sécrétion excessive de bilirubine, provenant des globules rouges).

Les traitements possibles en cas de colique hépatique

Pour affirmer ou non l’existence de colique hépatique, le diagnostic de la colique hépatique est clinique, cependant il peut être étayé par plusieurs examens :

• Examens biologiques : ces derniers montrent une fonction normale du foie, avec des transaminases et des phosphatases élevées mais de façon irrégulière
• Une échographie permet de constater une lithiase biliaire dans la plupart des cas et permet aussi d’évaluer la dimension des calculs et leur localisation exacte
• Une radiographie de l’abdomen ne permet  que de montrer les calculs pigmentaires (et pas biliaires car ces derniers sont translucides)
• Un un scanner  ou une cholangiographie peuvent être effectuées en cas de doute sur le diagnostic
• Une cholécystographie par voie orale peut être pratiquée, uniquement lorsque les calculs peuvent être dissous à l’aide d’un médicament

En premier lieu, il s’agit de calmer la douleur à l’aide d’antispasmodiques, d’antalgiques et d’anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS). Si la douleur est due au calcul qui se bloque dans le canal cystique, le plus courant reste l’ablation de la vésicule biliaire et du canal cystique, à l’aide d’une intervention chirurgicale classique. Cela n’entraîne aucun dysfonctionnement, exceptionnellement des selles molles voire liquides durant plusieurs années.
Dans le cas où le calcul est bloqué dans le canal cholédoque, il faut alors pratiquer une cholangio-pancréatographie par voie rétrograde : les calculs sont retirés via une incision. L’intervention ne se fait que sous anesthésie locale.

D’autres traitements peuvent être choisis mais néanmoins plus rares, comme la dissolution à l’aide d’un médicament par voie orale ou encore une lithotripsie (utilisation d’ultrasons pour broyer les calculs).

En cas de douleurs intenses et récurrentes, le plus important reste de soulager le mal et de consulter rapidement un médecin. Il est aussi fortement conseillé de limiter les apports en graisses (beurre, huile, friture, sucres), et ce à chaque repas.
Enfin, en cas d’antécédents familiaux de calculs biliaires, de diabète, de cirrhose ou de maladie de Crohn notamment, il est important de bien suivre le traitement prescrit afin de limier les risques d’en développer. Enfin, il convient d’être très attentif à toute douleur abdominale récidivante.

Emilie Lefèvre
Validé par le Dr Frédéric Amarger
 


05-10-2008



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