La gastro-entérite : la traiter et la prévenir !
La gastro-entérite est une maladie très fréquente et dans la plupart des cas bénigne.
Elle est très contagieuse et connaît un pic épidémique lors de la période automne-hiver. Nous allons dans cet article vous expliquer comment la diagnostiquer, la traiter et savoir quand consulter.

Epidémiologie
La gastro-entérite, comme son nom l’indique est une inflammation de l’estomac et de l’intestin. Cette inflammation est due à une infection par un virus appelé rotavirus. Il s’agit d’un virus particulièrement résistant présent à de très fortes concentrations dans les selles. La transmission est oro-fécale.
Le pic épidémique a lieu pendant la période automno-hivernale. Plusieurs centaines de milliers de patients sont touchés chaque année mais heureusement dans la très grande majorité des cas, la pathologie est totalement bénigne.
Les symptômes de la gastro-entérite
La gastro-entérite se manifeste par l’un ou plusieurs des symptômes suivants :
- Nausées
- Crampes intestinales diffuses
- Diarrhée profuse non glairo-sanglante
- Vomissements répétés
- Syndrome grippal avec fièvre, sueurs, frissons, d’où le nom populaire de « Grippe intestinale »
Ces symptômes sont en général spontanément résolutifs en 24-48 heures. La persistance au-delà de cette période doit faire consulter le médecin qui prescrira alors des examens complémentaires comme la coproculture afin d’éliminer d’autres germes responsables. Le fait de faire une gastro-entérite au cours de l’hiver n’immunise pas et le cas de réinfection au sein de la cellule familiale ou de la collectivité est fréquent.
Les facteurs de gravité
La complication principale de cette pathologie est la déshydratation du patient survenant chez les personnes fragilisées par une autre maladie ou électivement situées aux extrêmes de la vie : les bébés, nourrissons, enfants jusqu’à 5 ans et les personnes âgées.
Les pertes d’eau sont importantes et liées essentiellement à la diarrhée mais aussi aux vomissements qui empêchent une bonne réhydratation et enfin à la fièvre, qui augmente les pertes par la transpiration.
La surveillance des pertes en eau peut se faire sur le poids, on rappelle ici qu’un litre d’eau pèse un kilogramme.
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