Zoom sur la ménopause précoce
Si la ménopause survient le plus généralement à la cinquantaine, il arrive parfois qu’elle apparaisse bien avant, aux alentours de 40 ans, voire 30 ans. Quels sont les facteurs prédisposants de cette insuffisance ovarienne prématurée ? Quelles sont les conséquences sur l’organisme et sur la vie de femme ? Et comment la traiter ? Le point sur ce trouble.

Habituellement, les premières bouffées de chaleur et autres symptômes de la ménopause se font sentir après 50 ans, véritable tournant dans la vie d’une femme. Mais dans certains cas, les choses sont précipitées et l’arrêt des fonctions ovariennes devient inéluctable. A l’origine de cette ménopause précoce : certains traitements, maladies et antécédents familiaux.
Qu’est-ce que la ménopause précoce ?
Ce qui différencie la ménopause habituelle (entre 45 et 55 ans) de la ménopause précoce est qu’elle touche les femmes à un âge où elles ne s’y attendent pas, à savoir avant 45 ans, cela concernant 5% des femmes dont 0,1% avant 30 ans. La ménopause précoce, nommée aussi insuffisance ovarienne prématurée se traduit donc par un arrêt définitif de l’activité ovarienne, dû à un déficit en oestrogènes, entraînant donc une impossibilité de tomber enceinte. Les femmes concernées auraient également des quantités importantes de gonadotrophines dans le sang et des taux d'estradiol également diminués.
On suspecte une ménopause précoce lorsqu’une femme de moins de 45 ans constate un arrêt des règles répété, accompagné des symptômes climatériques suivants :
• Bouffées de chaleur plus ou moins intenses
• Sueurs nocturnes et rougeurs du visage
• Troubles du sommeil
• Altération de la qualité de la peau et des muqueuses (sécheresse vaginale)
• Troubles de l’humeur, irritabilité, anxiété voire état dépressif
• Altération de la mémoire
• Une libido diminuée
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