Zoom sur la ménopause précoce
Prédisposition à la ménopause précoce
Les facteurs qui prédisposent à une ménopause précoce sont nombreux.
Il peut s‘agir de certaines causes chirurgicales, comme l’ablation des ovaires ou des organes avoisinants, médicales telles qu’une infection virale, un traitement des ovaires par rayons X , une dérèglement du système endocrinien (glande thyroïde, lié au pancréas ou diabète sucré, glande surrénale) lié à une maladie auto-immune, une chimiothérapie.
D’autres causes plus rares sont liées à une anomalie génétique ou physiologique (syndrome de l’ovaire résistant), insuffisance ovarienne d’origine inconnue, atrésie précoce des ovaires, syndrome de Turner (un seul chromosome X).
Par contre, les spécialistes s’accordent sur le fait que la ménopause précoce serait aussi due à des antécédents familiaux, c’est à dire si la mère ou une autre femme de la même famille que de la patiente on elles aussi été ménopausées prématurément.
Pour diagnostiquer une ménopause précoce, il faut pratiquer des dosages hormonaux au moins deux fois pour confirmer le trouble. Le dosage des taux sanguins de FSH, de prolactine et d’estradiol sont indispensables.
Conséquences et traitements de la ménopause précoce
En plus des risques observés liés à la ménopause (ostéoporose, accidents cardiovasculaires) qui arrivent plus tôt et plus souvent chez les femmes subissant une ménopause précoce, s’ajoute à cela un profond mal-être qui pousse certaines femmes dans une grande détresse, l’impossibilité d’être mère ou de se voir privée prématurément de leurs fonctions reproductives étant perçues comme injustes.
Les complications physiques et psychologiques pouvant être encore plus importantes, elles doivent être impérativement traitées. Le plus souvent, le gynécologue prescrit un traitement hormonal de substitution (THS) afin de réduire l’ensemble des troubles. Comme pour une ménopause normale, ce traitement remplace les hormones ovariennes par l’association d’œstrogènes et de progestérone pour simuler un cycle menstruel normal. Il se présente en timbres, en sprays, en crème et surtout en comprimés. Les doses prescrites sont plus importantes et la durée du THS plus longue en cas de ménopause précoce.
C’est à 50 ans que la femme précocement ménopausée pourra choisir d’interrompre ou pas le traitement. A noter aussi que pour une jeune femme touchée par la ménopause précoce, il est possible (dans 5% des cas) d’espérer une éventuelle grossesse ! Enfin, le suivi gynécologique d’une ménopause précoce est le même qu’habituellement, à savoir deux à trois visites par an.
Plusieurs facteurs prédisposent les femmes à la ménopause précoce, notamment les antécédents familiaux. Et il est rarement possible pour les jeunes femmes de pouvoir concevoir, la ménopause précoce se montrant irréversible. En cas de souhait de grossesse, il est toujours possible de faire appel au don d’ovocytes.
Emilie Lefèvre
(Validé par le Dr Frédéric Amarger)
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