Traitements hormonaux de la ménopause
La ménopause est définie comme la disparition définitive du cycle menstruel chez la femme, qui survient vers l’âge de 50 ans. Elle est due à l’épuisement des follicules contenus dans les ovaires.
Sa conséquence directe est une carence hormonale, qui peut être à l’origine de certains troubles médicaux chez les femmes concernées. C’est pourquoi il existe un traitement, le traitement hormonal substitutif, visant à pallier ces carences.

Les indications du traitement hormonal substitutif.
Le traitement hormonal substitutif (THS) de la ménopause agit principalement à 2 niveaux :
- Il permet d’éviter la survenue des bouffées de chaleur
- Il joue un rôle dans la prévention de l’ostéoporose.
Il est également efficace en cas de sécheresse vaginale ou de sueurs nocturnes.
Mais il n’est pas prescrit de façon systématique chez toutes les femmes, il doit en effet répondre à des indications précises.
En l’absence de troubles, ce qui est le cas chez environ 30% des femmes ménopausées, il n’est pas nécessaire d’y avoir recours.
En outre, il est nécessaire de tenir compte des risques éventuels et des contre-indications.
Ainsi, le traitement hormonal est prescrit pour une durée limitée, généralement moins de 5 ans.
Le bilan et les contre-indications.
Il existe des contre-indications absolues à la prise d’un traitement hormonal substitutif, en particulier:
- Les antécédents d’accidents thrombo-emboliques artériels et veineux (infarctus du myocarde, accident vasculaire cérébral, phlébite…)
- Les antécédents de cancer de l’endomètre et du sein, qui sont des cancers hormono-dépendants.
En effet, la prise d’un THS augmente légèrement le taux de cancers du sein lorsqu’il est pris sur une longue durée (ce risque disparait après 5 ans d’arrêt du traitement).
Un bilan clinique et biologique est donc essentiel avant toute prescription d’un THS. Il comprend entre autres la mesure du taux de cholestérol, de triglycérides et de la glycémie, ainsi qu’une mammographie et un examen clinique complet.
Le traitement et la surveillance.
Le traitement hormonal substitutif de la ménopause est basé sur la délivrance d’œstrogènes associés à un progestatif.
L’hormone oestrogénique peut être administrée par voie orale, transcutanée (patch), percutanée (crème). Les progestatifs sont quant à eux pris par voie orale.
Il est possible de « recréer » artificiellement un cycle menstruel : la prise peut suivre un schéma séquentiel avec règles (en fait une hémorragie de privation par arrêt du traitement 5 jours par mois), mais il est également possible de choisir une prise continue.
La surveillance du traitement consiste à rechercher des signes de sous ou surdosage, ainsi qu’à vérifier l’efficacité et la bonne tolérance du traitement.
Des bilans sanguins sont réalisés à 3 et 6 mois, et une mammographie est réalisée tous les 2 ans.
Le traitement hormonal substitutif a ainsi montré son intérêt dans la prévention de l’ostéoporose et des bouffées de chaleur, les 2 « fléaux » susceptibles de toucher la femme ménopausée.
Les indications du traitement sont maintenant restreintes du fait des dernières constatations sur le rôle joué dans les cancers hormono-dépendants et les évènements cardio-vasculaires.
Mais sachez qu’il existe également des traitements alternatifs au THS en cas par exemple de contre-indications, que votre médecin saura vous proposer en cas de besoin.
Elodie Le royer
Validé par le Dr Eric LIM
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