Narcolepsie : s’endormir partout et n’importe quand
Peu connue, la narcolepsie est un trouble du sommeil qui se traduit par une hyper somnolence diurne et des attaques de sommeil brutales qui peuvent s’avérer très handicapantes, voire même dangereuses au quotidien.
Aussi fréquente que la sclérose en plaque ou que la maladie de Parkinson, la narcolepsie souffre cependant d’un retard de diagnostic, dû à une confusion avec certains troubles psychiatriques.

Comment se détecte la narcolepsie ? Comment la prendre en charge et la faire comprendre à l’entourage ?
Le point sur la question.
Appelée aussi maladie de Gélineau, la narcolepsie peut devenir un véritable cauchemar pour les personnes qui en souffrent et pour cause : si pour les insomniaques, le problème vient du manque de sommeil, il en est tout autre pour le narcoleptique, qui se voit pris d’irrésistibles accès de sommeil à tout moments de la journée et dans n’importe quel lieu.
Heureusement, certains traitements permettent de réduire, cette somnolence inopinée.
Narcolepsie, les origines du mal
Considérée encore comme une pathologie rare (les chiffres varient d’une étude à l’autre), la narcolepsie ou maladie de Gélineau a été diagnostiqué pour la première fois à la fin du XIXème siècle.
Apparaissant généralement dès l’adolescence, la narcolepsie peut également toucher certains individus vers 35 ou 50 ans. Cela se traduit par des endormissements brutaux à n’importe quelle occasion (conversation, réunion professionnelle, conduite, activités diverses) mais surtout en cas d’inactivité (transport en commun, télévision,
cinéma, lecture).
Totalement incontrôlables, les accès de sommeil plonge le narcoleptique directement en phase de sommeil paradoxal, c'est-à-dire profond et qui correspond au rêve et au relâchement musculaire.
La narcolepsie peut donc intervenir à tout moment, même après une nuit de sommeil normale. Les crises de narcolepsie peuvent survenir plusieurs fois par jour, durer de quelques secondes à une heure et se prolonger par un état de léthargie de deux à trois heures.
Pour parler de narcolepsie de manière exhaustive, il faut y ajouter d’autres symptômes qui varient d’un narcoleptique à un autre.
Parmi eux, on note :
• Des accès de cataplexie qui se traduisent par une perte soudaine du tonus musculaire au niveau du cou, des genoux, des muscles du visage voire une chute, le tout de façon consciente et sans pouvoir réagir. Ces accès peuvent durer quelques secondes ou plus et surviennent à la suite d’une émotion forte (peur, surprise, colère, rires, pleurs)
• Des paralysies du sommeil, qui apparaissent lors de l’endormissement ou au réveil. Il devient alors impossible de bouger ou de parler durant quelques secondes ou quelques minutes
• Des hallucinations du sommeil, très fréquentes qui se caractérisent par une sorte de cauchemar éveillé (visuel, auditif ou kinesthésique), au début du sommeil ou au moment où le narcoleptique perd de sa vigilance.
Quelles peuvent être les causes de la narcolepsie ? Si l’on retrouve souvent une origine familiale (somnolence héréditaire), certaines études ont montré que la narcolepsie pouvait survenir à la suite d’un traumatisme (deuil, choc émotionnel violent) ou d’une maladie.
D’autres prétendent qu’il s’agirait d’une pathologie auto-immune, c'est-à-dire l’atteinte de neurones chargés de moduler le sommeil. L’organisme détruirait les cellules qui fabriquent en temps normal l’hypocrétine (hormone particulière du cerveau). Rien n’est encore clairement démontré.
Du diagnostic de la narcolepsie à l’élaboration d’un traitement
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