Le bronzage : Comment ça marche ?
Après une exposition solaire sur une peau blanche, celle-ci prend une teinte brune caractéristique. Il s’agit d’un mécanisme de défense de l’organisme : le bronzage.

Souvent associé à la séduction et aux vacances, le bronzage est aussi le principal facteur de risque de vieillissement de la peau et de cancer de la peau. Le point sur les mécanismes mis en jeu, les risques et les comportements à adopter.
Le bronzage : mécanisme de défense de l’organisme
Lorsque la peau est exposée au soleil, les cellules de l’épiderme reçoivent des rayons ultraviolets, qui stimulent la production de mélanine par les mélanocytes. L’accumulation de mélanine donne une teinte typique à la peau bronzée. La plupart des rayons UV-B sont absorbés par la mélanine et la peau, mais les rayons UV-A du soleil ne sont pas arrêtés.
La protection est donc partielle, et une exposition solaire prolongée et répétée induit un vieillissement de la peau.
Les rayons UV entrainent également la multiplication des kératinocytes, responsables d’un épaississement de la peau et de la synthèse de l’Alpha-MSH. Cette hormone joue un rôle important dans la production de mélanine par les mélanocytes. Retrouvée chez certaines espèces animales, comme les porcs, elle est dans certain cas directement responsable du brunissement de leur peau.
Les peaux noires possèdent davantage de mélanine, et sont donc naturellement mieux protégées du soleil.
L’exposition solaire permet la synthèse de la vitamine D
Les rayonnements solaires permettent de synthétiser une partie de la vitamine D dont notre organisme a besoin. La vitamine D favorise l’absorption intestinale du calcium et du phosphore. Elle permet donc la minéralisation optimale des os. Des études récentes ont révélé l’importance de la vitamine D pour prévenir de nombreuses pathologies : cancéreuses (seins, prostate, colon), cardiovasculaires, inflammatoires et infectieuses.
L’autre partie de la vitamine D provient de l’alimentation : principalement des poissons gras et de la charcuterie.
Sous nos latitudes, l’exposition solaire est insuffisante pour permettre à elle seule d’atteindre les apports recommandés en hiver. Une supplémentation en vitamine D est indispensable, surtout chez les nouveaux nés, les femmes enceintes et les personnes âgées.
Mais tout le monde peut être carencé en vitamine D, en fonction de l’ensoleillement et du mode de vie : temps d’exposition au soleil, alimentation (lait, jus d’orange, poisson gras).
Sujets à risque de cancer de la peau
Les facteurs de risque de mélanome (cancer de la peau) sont principalement :
- l’exposition solaire intense et prolongée durant l’enfance
- nombreuses séances d’UV
- peau claire
- nombreuses tâches de rousseur
- nombreux grains de beauté (>50), de taille et de couleur variées
- antécédent personnel ou familial de mélanome
Pour les sujets à risque, il est crucial de prendre des mesures de protection solaire adaptées, de dépister les lésions dermatologiques régulièrement et d’apprendre des techniques d’auto-surveillance.
Auto-surveillance en cas de grain de beauté (naevus)
L’auto-examen doit concerner la totalité du corps, sans oublier le cuir chevelu, la poitrine y compris sous les seins, la région génitale, la plante des pieds et l’arrière des oreilles.
Il doit être réalisé régulièrement et recherche des critères imposant un examen médical :
- asymétrie du dessin
- bordure irrégulière
- couleur inhomogène
- dimension supérieure à 6 mm de grand axe
- extension rapide de la taille
Vous pouvez également consulter notre fiche sur la surveillance des grains de beauté :
/html/fiche/auto-surveillance-grains-de-be
L’exposition solaire progressive, modérée avec une crème de protection, permet un bronzage optimal de la peau en limitant les effets indésirables du soleil : vieillissement de la peau et risque de cancers.
Le risque de mélanome doit être particulièrement surveillé au sein de certains groupes de la population.
Christophe Coste
Validé par le Dr Jean-Marc Bouzeran
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