Syndrome du canal carpien : le poignet mis à mal
Retrouvé principalement chez les femmes, le syndrome du canal carpien est une affection fréquente qui peut survenir sans présence de facteurs particuliers. Touchant principalement la main, les douleurs et autres picotements peuvent aller jusqu’à l’épaule. Zoom sur cette pathologie plus invalidante qu’on ne le pense…
Engourdissements, fourmillements, voire douleurs insoutenables… plusieurs signes sensitifs sont à prendre en compte et doivent être traités rapidement pour éviter de devenir handicapants. Facteurs favorisants, examens et solutions, faites le tour de la question.

Des sensations à ne pas négliger
Il est facile de reconnaître cette pathologie. Elle se traduit par des paresthésies, du type engourdissements, fourmillements, picotements, brûlures et impression de doigt mort sur une ou deux mains. Apparaissant le plus souvent la nuit, elles peuvent toucher un ou plusieurs doigts (les 3 premiers) et plus rarement le petit doigt. Elles peuvent aussi aller jusqu’au poignet, l’avant-bras, le coude et même l’épaule. Ces douleurs s’amplifient d’ailleurs par l’hyperflexion de l’antérieur du poignet et par le passage sous l’eau froide, avec une hypoesthésie fréquente (diminution de la sensation au toucher). Si aucune consultation n’est réalisée après plusieurs mois, une gêne peut alors apparaître pour de nombreux gestes de la vie quotidienne.
Le syndrome du canal carpien est dû à une compression et une paralysie du nerf médian au niveau du poignet, ce dernier se trouvant à l’étroit dans ce canal et commandant plusieurs muscles de la base du pouce
Cette compression bloque l’articulation des tendons fléchisseurs des doigts. A un stade avancé, cela peut même entraîner un blocage chronique du nerf jusqu’à sa destruction complète.
Les gestes qui favorisent la maladie
Si l’affection peut survenir sans cause particulière (dans 50 % des cas), on en dénombre néanmoins quelques unes :
- Une fracture antérieure du poignet
- Une ténosynovite chronique : inflammation des tendons et des gaines tendineuses
- La grosses ou encore la ménopause peuvent favoriser l’affection
- Une maladie rhumatoïde
- Une hypothyroïdie
- Une goutte
- Du diabète
- Une acromégalie (maladie rare avec augmentation des membres et déformation du visage)
- L’ Arthrite
- Une amylose (trop plein d’une substance dans le foie, la rate et les reins)
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