La syphilis en question
Des tests pour un diagnostic efficace
Le diagnostic de la syphilis peut se faire par la mise en évidence de Treponema pallidum avec un examen au microscope à fond noir et des prélèvements effectués avant tout traitement au niveau du chancre ou des lésions des muqueuses : c’est le diagnostic direct, que l’on peut effectuer au stade de syphilis primaire.
Des tests sérologiques existent également, qui recherchent les anticorps dirigés contre le tréponème :
- le VDRL, qui n’est pas spécifique de la syphilis, est utilisé pour le diagnostic et le suivi de la maladie sous traitement
- le TPHA, test spécifique
- le FTA, très spécifique et positif plus précocement
Traitement et prévention de la syphilis
Les syphilis précoces (primaires), sont traitées à l’aide d’une injection intramusculaire d’antibiotiques (pénicilline G) ou cyclines en cas d’allergie. Pour la syphilis secondaire, le traitement consistera en 3 injections intramusculaires de Pénicilline G. Quant aux syphilis tertiaires, elles nécessitent une antibiothérapie intra-veineuse. En cas d’atteinte neurologique, le traitement se fera par voie intraveineuse pendant au moins 14 jours. Suite au traitement de la syphilis secondaire peut se produire la réaction d’Herxheimer : fièvre, éruption cutanée, ganglions, chute de tension. Elle est due à une réaction allergique et peut être atténuée par la prise de corticoïdes dans les 3 premiers jours.
La surveillance de la maladie traitée s’effectue à 3 mois, 6 mois, 1 an et 2 ans, et se base sur le teste VDRL (diminution des anticorps contre la maladie), qui doit être négatif au bout d’1 an.
En cas de syphilis, d’autres infections sexuellement transmissibles devront être recherchées et éventuellement traitées. La maladie devra également être recherchée chez les partenaires sexuels afin de permettre le traitement en cas de contamination. La syphilis est une maladie à déclaration obligatoire aux autorités de santé par le médecin.
La prévention de la syphilis est primordiale et passe avant tout par l’usage du préservatif. L’augmentation des cas en France est le témoin direct de la diminution de son utilisation. Le dépistage obligatoire lors de l’examen prénuptial éventuel et lors du 1er trimestre de grossesse y contribuent également.
Elodie Le Royer
(Validé par le Dr Frédéric Amarger)
|