Les tumeurs cérébrales bénignes ou malignes ( cancer du cerveau )
Céphalées, vomissements, crises d’épilepsie : ce sont des signes d’alarme qui doivent alerter sur la potentielle existence d’une tumeur cérébrale. Cette tumeur peut être primitive, ou survenir durant l’évolution d’un autre cancer de l’organisme.

Touchant un organe complexe, au pronostic variable et au traitement délicat, le point sur ces cancers souvent redoutables.
Primitives ou secondaires
Les tumeurs intracrâniennes touchent 16 adultes sur 100 000 par an. Comparativement, elles sont presque 20 à 25 fois moins fréquentes que les tumeurs de la prostate et du sein.
- Dans 2/3 des cas, il s’agit de tumeurs cérébrales primitives, c'est-à-dire que la tumeur se développe aux dépends du tissu cérébral et qu’elle n’est pas liée à un autre cancer de l’organisme. Cette prolifération peut être bénigne ou maligne. Le plus souvent, ce sont des gliomes, parfois des lymphomes.
- Dans un tiers des cas, la tumeur est dite secondaire, il s’agit d’une localisation métastatique d’un cancer de l’organisme. Ces localisations secondaires compliquent 25% des cancers et sont parfois asymptomatiques.
Tumeurs bénignes et malignes
Les tumeurs cérébrales peuvent être de plusieurs types. On distingue les tumeurs bénignes des malignes :
- les tumeurs bénignes (méningiomes et neurinomes de l’acoustique en général) ont un pronostic meilleur, se développent lentement aux dépends du cerveau et sont en général plus facilement accessibles à un traitement. Si l’exérèse est totale (tumeur enlevée en totalité), la guérison est possible
- l’évolution des tumeurs malignes (glioblastomes en général) est plus complexe : souvent de développement plus rapide, elles ont un pouvoir d’extension à distance et d’infiltration au sein des structures adjacentes. Leur pronostic est variable, et le traitement complexe.
Symptômes révélateurs
Les symptômes surviennent lorsque la masse tumorale comprime les structures de voisinage. Les structures cérébrales étant complexes, les symptômes peuvent être divers :
- céphalées (maux de tête)
- crises comitiales
- syndrome d’hypertension intracrânienne, lié à l’augmentation de la pression du liquide céphalo-rachidien par la tumeur, qui prend une place croissante dans un espace de taille limitée (boîte crânienne), et qui associe céphalées, vomissements en jets, troubles de la vigilance (coma) et baisse de l’acuité visuelle.
- syndrome déficitaire focal, lié à la fonction de la structure cérébrale comprimée par la tumeur : le déficit neurologique dépend de la localisation de la tumeur.
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