Venir à bout des brûlures d’estomac
Et le stress dans tout ça ?
Le facteur psychologique détient une place indéniable dans le déclenchement de brûlures d’estomac. Etant nerveux, anxieux voire stressé par les soucis du quotidien, la tendance est aux repas rapides, pris sur le pouce et qui ont tendance à être avalés sans prendre la peine de bien mastiquer. Résultat : l’estomac peine à dégrader les aliments et en souffre.
Le stress provoque aussi une certaine tension, à la fois nerveuse et digestive qui accélère les remontées gastriques. La gestion du stress et des émotions ainsi que le fait de prendre le temps de mastiquer peuvent à eux seuls limiter les brûlures d’estomac.
Brûlures d’estomac et traitements possibles
Il est possible de venir à bout des brûlures d’estomac ou du moins de les réduire. Comme plan d’attaque, l’automédication a une place de choix. Parmi les médicaments disponibles en vente libre :
• Les anti-acides : servant à neutraliser l’acidité qui arrive de l’estomac, ils sont constitués de sels d’aluminium, de calcium ou de magnésium. Ce traitement est de courte durée donc il est préférable de le prendre dès que les premières sensations d’aigreurs se font sentir. En cas de prise de traitement autre, attendez au moins deux heures avant d’absorber des anti-acides.
• Les antihistaminiques H2 ou anti H2 : servent à calmer la sécrétion acide de l’estomac et donc en conséquence les sensations de brulure.
• Les pansements gastriques : servent aussi à atténuer les sensations de brûlures en formant une sorte de barrière protectrice autour des parois de l’estomac et de l’œsophage. Ils doivent être pris 30 minutes après le repas.
Un bref résumé pratique des méthodes permettant de diminuer les brulures d’estomac :
Règles hygiéno diététiques :
- Pour la nuit, surélévation de la tête du lit (cales sous les pieds de la tête de lit, éviter de mettre deux oreillers qui entrainent une compression abdominale), éviter de se coucher juste après le repas pour attendre que la vidange de l’estomac soit bien avancée.
- Eviter les efforts abdominaux et le port de ceintures et vêtements entrainant une compression abdominale.
- Limiter la consommation de tabac, alcool, café, thé, chocolat, menthe, graisses…
- Faire attention aux médicaments que l’on prend.
- Réduction de l’obésité.
- Puis médicaments : d’abord anti acides puis pansements gastriques et anti H2.
- Consultation médicale afin de s’assurer du diagnostic et de mettre en route un traitement plus performant.
Pour choisir quelle automédication vous convient et quelles sont les contre-indications (surtout si vous suivez un autre traitement en parallèle), n’hésitez pas à demander conseil à votre pharmacien.
Ces traitements existent sous forme de pastilles, de sachets, de gels ou de sirops et votre choix dépendra aussi de son objectif (préventif avant les repas ou symptomatique, pour calmer les douleurs déjà présentes).
Sachez enfin que certains traitements peuvent aussi être prescrits par votre médecin traitant.
En cas de RGO (reflux gastro-œsophagien) récurrents (au moins une fois par semaine), il peut prescrire des inhibiteurs de la pompe à protons (IPP). Si les symptômes persistent au-delà d’un mois, le médecin peut choisir de prolonger le traitement en adaptant les doses ou de l’interrompre avant de le reprendre si les symptômes réapparaissent.
A noter qu’il existe 5 inhibiteurs de la pompe à protons disponibles sur le marche pharmaceutique, qui doivent pris une fois par jour, le matin avant le petit-déjeuner (ou du moins le premier repas de la journée si vous ne prenez pas de repas le matin).
Et si malgré ces traitements, les RGO et sensations désagréables se font toujours sentir, il est enfin possible de faire appel à une intervention chirurgicale. Demandez conseil à votre médecin.
Emilie Lefèvre
(Validé par le Dr Fabrice Kuhn)
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