Le cancer de la langue
Un diagnostic différentiel d’ulcération traumatique peut être évoqué devant une lésion buccale, mais l’absence d’induration, la douleur, et la guérison dans les 10 à 15 jours suivant la suppression de la cause (dent délabrée, prothèse inadaptée) ne sont pas en faveur.
Une biopsie est alors nécessaire, permettant le diagnostic de certitude. La recherche d’un cancer VADS associé est réalisée à l’aide d’une panendoscopie. Des adénopathies satellites doivent également être recherchées.
Le traitement du cancer de la langue
Il repose sur la chirurgie curative, consistant en une exérèse de la tumeur : glossectomie partielle ou élargie, selon la taille de la tumeur. Un curage ganglionnaire est également effectué en cas de présence d’adénopathies. Une chimiothérapie préopératoire peut être effectuée, afin de réduire le volume tumoral avant l’exérèse chirurgicale et ainsi obtenir un résultat moins délabrant.
La radiothérapie locale et ganglionnaire complète systématiquement la chirurgie.
Parce qu’il touche principalement l’homme dès 35 ans et par son pronostic défavorable, le cancer de la langue constitue un problème de santé publique, au même titre que tous les cancers des voies aéro-digestives supérieures. Leur prévention passe avant tout par l’arrêt de l’intoxication alcoolo-tabagique.
Elodie Le Royer
Validation Dr Frédéric Amarger
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