Le diabète de type 2
Représentant 80% de l’ensemble des diabètes, le diabète de type 2, anciennement appelé « diabète gras » concerne 3 à 4 millions de sujets en France, avec une prévalence en constante augmentation.
Il reste longtemps asymptomatique, ce qui explique sa découverte tardive (en moyenne à l’âge de 50 ans) et des complications viennent souvent émailler son évolution, permettant le diagnostic et l’instauration du traitement.

Les facteurs à l’origine du diabète de type 2
Deux troubles métaboliques sont en cause dans le mécanisme du diabète de type 2 :
- l’insulino-résistance : baisse d’efficacité de l’insuline, qui a pour rôle de permettre aux tissus dits insulino-sensibles (foie, muscle, tissu adipeux) d’utiliser le glucose. Il en résulte une hypersécrétion d’insuline par le pancréas pour compenser cette inefficacité
- des troubles de l’insulinosécrétion : quand l’hypersécrétion compensatrice d’insuline par le pancréas n’est pas suffisante, cela induit l’hyperglycémie chronique, à l’origine du diabète.
Des facteurs environnementaux permettent également d’expliquer l’apparition d’un diabète de type 2, en particulier l’obésité de type androïde: elle joue un rôle majeur dans l’insulinorésistance.
Il existe enfin une forte influence génétique dans la constitution d’un diabète de type 2.
Le diagnostic du diabète de type 2
Dans la majorité des cas, le diabète de type 2 est découvert fortuitement, lors d’un bilan médical de routine, d’un bilan pré-thérapeutique (prescription de pilule contraceptive ou de traitement hormonal substitutif de la ménopause) ou d’un dépistage chez les patients présentant des facteurs de risque cardio-vasculaires.
Il peut également être découvert à l’occasion d’une complication.
Le diagnostic se fait grâce à la mesure de la glycémie capillaire et veineuse.
La bandelette urinaire est également pratiquée systématiquement : on y retrouve une glycosurie (glucose dans les urines).
Le diabète de type 2 survient généralement chez les sujets d’âge mûr (moins vrai depuis l’augmentation de la prévalence chez les enfants obèses) et obèses.
Des antécédents familiaux ou personnels de diabète de type 2, d’intolérance au glucose ou de diabète gestationnel peuvent être retrouvés.
La présence de certaines pathologies appartenant au syndrome métabolique peut également constituer un terrain propice : hypertriglycéridémie ou dyslipidémie, hypertension artérielle, goutte, obésité androïde.
Enfin la présence de complications dégénératives du diabète de type 2 est fréquente au moment du diagnostic.
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