Questions médicales autour de la santé de Johnny Hallyday
Qu’est-ce qu’une hernie discale ?
Il existe entre les vertèbres des disques qui servent d’amortisseurs pour la colonne vertébrale.
Ces disques se composent d’un solide revêtement fibreux et d’un noyau gélatineux.

Si le disque se déforme, le revêtement peut se déchirer et le noyau se déplacer vers l’extérieur : on parle alors de hernie discale.
Cette hernie fait saillie et peut appuyer sur un nerf de la colonne vertébrale : par exemple le nerf sciatique avec une douleur qui irradie dans la fesse la cuisse et parfois jusqu’au pied, ou le nerf crural avec une douleur à l’avant de la cuisse.
Les hernies discales sont favorisées par le port de charges lourdes, la surcharge pondérale et l’arthrose de la colonne vertébrale.
Le traitement initial est le repos, les antidouleurs, les anti-inflammatoires. Parfois on a recourt aux infiltrations c'est-à-dire à l’injection d’un anti-inflammatoire localement près des vertèbres. Il peut être indiqué parfois de faire de la kinésithérapie.
Plus rarement (5% des cas) il est nécessaire d’opérer. Il existe plusieurs techniques.
Le chirurgien pose l’indication en fonction du dossier de chaque patient. Il y a la chirurgie classique avec incision de la peau et ablation de la hernie.
Il peut aussi réaliser des microdiscectomie par voie endoscopique en s’aidant d’un microscope électronique, on retire la partie saillante du disque.
Enfin, certains chirurgiens utilisent des enzymes qui détruisent la hernie.
Un drain est-il toujours posé dans ce genre de chirurgie ?
Le drain sert à évacuer vers l’extérieur le sang qui peut s’accumuler au niveau du site opératoire.
Ce sang risque de former un hématome qui est une source d’infection, de douleur, de retard de cicatrisation.
Le chirurgien décide de poser un drain ou pas à la fin de l’opération chirurgicale, en fonction des saignements qui sont survenus.
La chirurgie des hernies discales est du domaine de la microchirurgie donc peu sanglante. Chez certains patients il n’est pas nécessaire de poser un drain.
Quel est le risque de voyager après une opération chirurgicale ?

Un excès d’activité après une opération peut provoquer un saignement local, source de douleurs, de retard de cicatrisation, d’hématome et d’infection.
Par ailleurs il y a un risque d’embolie pulmonaire. Un caillot peut se former dans une veine et migrer vers un poumon avec une gène respiratoire et un risque mortel.
Cela est favorisé par la chirurgie, le voyage avec la station assise prolongée, le fait de boiter ou d’être alité.
Pour prévenir ce risque on injecte au patient un anticoagulant et il porte des bas de contention.
Qu’est-ce un coma artificiel ?
Le coma artificiel ou sédation est une technique de réanimation qui consiste à endormir profondément le patient à l’aide de sédatifs puissants.
Un appareil sert à faire respirer le patient, c’est la ventilation artificielle. Des perfusions permettent d’apporter des médicaments, de l’eau et des nutriments.

Le coma artificiel sert à assurer le confort physique et psychique du patient et à faciliter les techniques de soins : les pansements, les soins locaux sont mieux réalisés.
Les antidouleurs puissants sont dérivés de la morphine. Un des effets indésirable de la morphine à haute dose est qu’elle altère la respiration. Un patient en coma artificiel a un appareil pour l’aider à respirer, il peut donc recevoir des doses élevées de morphine et moins souffrir.
La douleur, l’anxiété et l’agitation peuvent avoir des effets psychologiques et des conséquences physiologiques délétères. La douleur altère la fonction respiratoire et circulatoire, augmente le risque de complications respiratoires et induit des réactions hormonales délétères.
Si le coma est prolongé il peut être dangereux pour le patient avec des risques d’embolie pulmonaires, d’escarres et d’infections nosocomiales.
Le coma artificiel est donc une aide que les médecins apportent au patient.
Cela est quand même un passage difficile à vivre par l’entourage car la vision d’un proche intubé, ventilé et branché à divers appareils et perfusions est toujours pénible.
Dr Jean-Marc Bouzeran
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