Le pneumothorax
Le traitement d’un pneumothorax.
Lorsque cela est nécessaire, des gestes d’urgences sont effectués : oxygène nasal en cas d’insuffisance respiratoire, décompression à l’aiguille en cas de signes de compression, perfusion voire transfusion en cas de saignement important.
Quand le décollement de la plèvre est minime et survient sur un poumon sain, le traitement nécessite le repos au lit du sujet. Il convient également d’éviter des efforts importants (port de charge lourde, pratique d’un instrument à vent). Une radio de contrôle sera effectuée afin de vérifier le retour spontané à la normale.
En cas de pneumothorax de plus grande importance, une exsufflation à l’aiguille est pratiquée. Elle est complétée par un drainage de l’air dans la cavité pleurale sous anesthésie locale.
Le drainage est effectué d’emblée en cas de mauvaise tolérance, ou de signes de gravité sur la radiographie. Une surveillance du drainage est alors nécessaire.
L’évolution et les complications possibles.
Dans de rares cas, le pneumothorax peut être à l’origine de l’aggravation d’une pathologie sous-jacente, d’une infection pulmonaire ou pleurale, d’un œdème aigu du poumon.
Mais dans la plupart des cas, l’évolution est bonne, avec cependant un risque de récidive sur le même poumon estimé à 30%.
Dans ce cas, après 2 récidives, il est recommandé d’effectuer une symphyse (fusion) chirurgicale des 2 feuillets de la plèvre. Elle sera réalisée dès la première récidive en cas de pneumothorax touchant l’autre poumon.
Ainsi le pneumothorax est souvent peu grave lorsqu’il survient chez un sujet jeune et bien portant, nécessitant simplement du repos. Mais il peut être à l’origine de complications respiratoires plus importantes lorsqu’il survient.
Elodie Le Royer
Validé par le Dr Eric LIM
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