Medicalorama votre site santé
>> Accueil
  >> Inscrivez-vous à la Newsletter
SANTE Sante GROSSESSE Grossesse THERAPIES Thérapies MEDICAMENTS Médicaments NUTRITION Nutrition PSYCHO Psycho COUPLES Séxualite couples SPORT Sport BOUTIQUES Boutiques santé FORUM

Homme
Bébé

Enfant

Adolescent

Homme

Femme

Senior

Rubriques santé
Addictologies

Allergies

Analyses

Couples

Encyclopédie

Esthétique

Fiches santé

Forum

Grossesse

Guide médical du voyageur

Kesako

Médicaments

Nutrition

Psychologie

Sport

Symptomes

Tests santé

Thérapies alternatives

Urgences

Vos droits

Votre santé



Rechercher un médecin



Syndrome métabolique : le cœur en danger

Syndrome métabolique :  le cœur en danger

Si l’hypertension, le cholestérol, le diabète et l’obésité sont bien connus pour être des facteurs de risques de maladies cardiovasculaires, le syndrome métabolique (SM) vient s’ajouter à la liste et accentue aussi le risque de diabète. Comment le SM se traduit-il ? Quelles peuvent être les conséquences sur la santé ? Explications sur cette pathologie récente, encore trop méconnue.

Les maladies cardiovasculaires touche des millions de français, hommes et femmes confondus. Vient s’ajouter aujourd’hui, un autre facteur clairement identifié : le syndrome métabolique ou SM. Véritable danger ambulant, ce dernier peut aujourd’hui être diagnostiqué à l’aide de différents paramètres.

Syndrome métabolique :  le cœur en danger

Le dépistage du syndrome métabolique

Nommé aussi syndrome X ou hyperinsulinisme ou syndrome de résistance à l’insuline par plusieurs experts en maladies cardiovasculaires, le syndrome métabolique se caractérise par le fait qu’un individu supporte mal le glucose. On parle alors d’intolérance au glucose. Par le terme syndrome (ensemble de symptômes) et métabolique, on désigne un ensemble de réactions chimiques qui se produisent dans l’organisme. Certaines substances sont alors créées alors que d’autres s’altèrent.

Les critères pour définir le syndrome métabolique et  porter un diagnostic :

• Tour de taille > 102 cm chez les hommes et > 88 cm chez les femmes. Ces données sont variables en fonction du groupe ethnique
• Cholestérol HDL (bon cholestérol) < 40 mg/dl chez les hommes et < 50 mg/dl chez les femmes, (ou sous traitement)
• Triglycérides > 150 mg/dl (1,7 mml/L), (ou sous traitement)
• Glycémie à jeun > 1 g/dl, (ou sous traitement)
• Tension artérielle > 130-85 mm Hg, (ou sous traitement).

Les causes et symptômes du syndrome métabolique

Il est établi que les causes sont à la fois génétiques et environnementales. La surcharge pondérable, et plus particulièrement l’obésité abdominale a été clairement mise en évidence. Ainsi, le professeur Jean-Pierre Desprès (directeur de recherches au Québec Heart Institute) explique que chez un individu, la surcharge pondérale se définie davantage par le tour de taille que par l’IMC (Indice de Masse Corporelle). Donc une personne ayant un tour de taille de plus de 100 cm, avec un taux de triglycérides élevé et un taux de HDL cholestérol (bon cholestérol) insuffisant à une probabilité de plus de 80 % de développer le syndrome métabolique. Ces trois paramètres sont donc les plus déterminants pour établir un diagnostic.

En plus de l’intolérance au glucose, d’autres symptômes sont à prendre en compte :

• Hypertriglycéridémie
• hyperlipidémie postprandiale (taux de graisse dans le sang après les repas)
• Une diminution du HDL (bon cholestérol) et une augmentation du LDL (mauvais cholestérol, signe permettant d’évaluer le risque de maladies coronariennes)
• Présence de tissu adipeux au niveau de la taille
• Une microalbuminurie (taux d’albumine éliminée dans les urines supérieure ou égale à 20mg/min
• Une hyperuricémie : élévation de l'acide urique dans le sang

Ce sont toutes ces anomalies biologiques associées qui constituent le grand facteur de risque du syndrome métabolique. L’intérêt du diagnostic est donc de prendre en charge l’ensemble des symptômes et de pouvoir intervenir en amont, avec une approche transversale, au lieu de ne traiter que ces facteurs de façon isolée (diabète, obésité, hypertension, dyslipidémies).

L’ importance de la prévention

Tous ces facteurs aggravent par conséquent le risque de survenue d’accident cardiovasculaire, celui-ci étant multiplié par 2, voire 4, selon les études.
La sédentarité, associée à une mauvaise hygiène alimentaire y sont donc pour beaucoup et sont actuellement responsables aussi du nombre élevé d’individus occidentaux souffrant de diabète et d’obésité.
Statistiquement, la proportion de personnes atteintes du syndrome métabolique serait plus élevée chez les plus de 50 ans. Cependant, avec le développement de l’obésité infantile, il existe dans les pays développés une augmentation du nombre de cas chez les enfants.
Certaines publications suggèrent qu’il s’agit du premier stade d’évolution vers le diabète de type 2 ou plus communément appelé diabète non-insulino dépendant.

Les mesures préventives et thérapeutiques incontournables sont donc :

• une diminution de 5 à 15% du poids du corps, cela diminuant par conséquent de 30% la masse de tissu adipeux au niveau de la taille
• une quantité de graisses saturées consommée inférieure à 10 %
• une élévation de la consommation des fibres alimentaires à plus de 15 grammes par 1 000 calories consommées
• la pratique d’une activité physique régulière (jogging, marche, natation, vélo)

Traitement médicamenteux envisageables ?

Le concept du syndrome métabolique doit permettre à l’industrie pharmaceutique de pouvoir mettre en place des traitements médicamenteux qui agiraient simultanément sur plusieurs facteurs de risque cardiovasculaire.
A ce jour, certains permettent d’agir sur plusieurs paramètres :

• Certaines fibrates ou statines (médicament contre le cholestérol) ont des effets sur les graisses dans le sang mais pourraient aussi prévenir un diabète
• L’orlistat : en plus de favoriser la perte de plusieurs kilos, il permettrait aussi de prévenir la survenue d’un diabète de type 2
• Certaines molécules actives sur les graisses et les glucides sont également en phase d’étude pour parer le syndrome métabolique
• Certains spécialistes imaginent aussi une « polythérapie », en prévention du risque cardiovasculaire, qui associerait aspirine, antihypertenseurs et hypocholestérolémiant (permettant de faire baisser les lipides dans le sang), entre autres…

Le syndrome métabolique est le résultat le plus souvent d’une mauvaise hygiène vie de façon globale, celle-ci pouvant entraîner notamment diabète, cholestérol et hypertension, avec pour conséquence extrême un accident cardiovasculaire parfois fatal. Il est donc essentiel, et ce dès l’enfance, d’apprendre à mieux se nourrir et avoir une activité physique régulière. Sans oublier de se faire suivre régulièrement par son médecin traitant, en cas d’anomalies biologiques.

Emilie Lefèvre
(Validé par le Docteur Frédéric Amarger)


11-05-2008



Santé - Grossesse - Couples - Sport
Nutrition - Esthétique - Addictologie...

Autres articles

  Comprendre l’hémophilie
Apnées du sommeil : une maladie respiratoire méconnue
Votre langue vous parle !
Comment éviter une intoxication alimentaire ?
La nécessité de se surpasser pour évoluer
La douleur
Questions médicales autour de la santé de Johnny Hallyday
Les antibiotiques
Ces épicondylites qui ne guérissent pas
Comment contrer la constipation ?
 
PUBLICITE
Accueil | Qui sommes nous ? | Charte déontologique | Partenaires | Contactez-nous | Mentions légales | Plan du site

Addictologie | Allergies | Analyses | Couples & sexualité | Droit & santé | Encyclopédie | Esthétique | Fiches santé | Forum santé
Glossaire | Grossesse | Médicaments | Nutrition | Psychologie | Sport | Tests santé | Santé

TOUTES LES INFORMATIONS CONTENUES DANS CE SITE SONT INFORMATIVES. EN AUCUN CAS ELLES NE REMPLACENT UNE CONSULTATION CHEZ VOTRE MEDECIN
Réalisation Profileo Medicalorama