Reconnaître et traiter le zona
Reconnu comme étant douloureux en raison des fortes éruptions cutanées qu’il entraîne sur le corps, le zona est une dermatose d’origine virale. D’ailleurs, nombreux sont les individus porteurs de ce virus, qui est celui de la varicelle.
Quels sont les signes caractéristiques du zona, ses causes et ses principaux traitements ?
Le point sur ce virus souvent bénin mais ô combien gênant et parfois avec des séquelles importantes.
Pouvant toucher toute personne ayant déjà contracté la varicelle, le zona concerne environ 10% de la population et se produit par épisodes de plusieurs semaines, laissant souvent des traces tenaces sur la peau.
Zona et varicelle : un duo incontournable
Le zona est une dermatose aigue d’origine virale causée par le virus zona-varicelle (VZV). Autrement dit, toute personne ayant contracté la varicelle durant l’enfance est susceptible de faire un zona.
C’est lors de cette primo-infection que le virus se développe et reste présent dans les ganglions nerveux sensitifs, à état latent.
Ce n’est qu’avec les années que le virus peut se réactiver et que le zona peut apparaître. En passant dans le sang, il s’attaque ensuite à la peau par le biais d’éruptions cutanées se présentant sous forme de vésicules gonflées de liquide (petites gouttelettes).
Si la varicelle se traduit par une éruption cutanée généralisée, le zona se place sur des zones bien précises et toujours le long d’un nerf sensitif (racines rachidiennes postérieures, crâniennes, dorsales) comme sur le thorax, le long des côtes, le dos, la nuque, le visage et les fesses, de façon unilatérale.
A cela s’ajoute de fortes douleurs névralgiques ainsi que des démangeaisons voire une sensation de brûlures. De la fièvre peut aussi survenir mais celle-ci reste modérée. Enfin, des cicatrices peuvent persister après la crise sous forme de peau fine et pâle.
Les personnes les plus à risque sont bien sûr celles ayant déjà eu la varicelle mais aussi :
• Les personnes après 60 ans
• Les personnes ayant des défenses immunitaires basses (VIH, cancer, maladie neurologique)
• Après un stress intense
• Après une radiothérapie ou une chimiothérapie
A noter que le virus zona-varicelle est contagieux par le biais d’un contact cutané avec les vésicules et un malade atteint de zona peut entraîner la varicelle chez un individu qui ne l’aurait pas contracté auparavant.
Evolution et complications possibles de cette dermatose
Le zona, généralement bénin se guérit le plus souvent entre 2 et 6 semaines. Toutefois, sachez qu’il peut aussi se loger à d’autres endroits. Le zona ophtalmique (qui touche le nerf oculaire) peut toucher toutes les parties de l’œil et s’avère particulièrement incommodant (risque de conjonctivite, kératite, rétinite, paralysie oculaire). A terme, il peut même entraîner une cécité. Il existe aussi des algies post-zostériennes qui se traduisent par des douleurs qui persistent après la guérison d’un zona.
Plus le sujet est âgé, plus ces douleurs sont intenses et longues à se calmer.
Certaines personnes voient aussi leur système nerveux central atteint, causant ainsi une irritation des méninges, des maux de tête, une photophobie et des vomissements.
La solution actuelle : traiter les symptômes
Il est impossible de soigner directement la cause d’un zona. La seule solution reste d’atténuer l’infection cutanée. Pour cela, le médecin traitant prescrit tout d’abord un désinfectant de type chlorexidine.
Ensuite, il prescrit en accompagnement des antalgiques ou analgésiques, voire de la morphine pour limiter les douleurs. En cas de surinfection bactérienne, des antibiotiques peuvent aussi être recommandés.
Le traitement antiviral est prescrit aux personnes immunodéprimées ou âgés de plus de 50 ans afin d’éviter les complications (douleurs post-zostériennes et risque de cécité en cas de zona ophtalmique) et doit être pris dès les premiers signes de zona, dans les 72 heures.
En cas de zona ophtalmique, un anti-viral est également prescrit par voie orale, une pommade antivirale à l’aciclovir.
En cas de douleurs post-zostériennes, des anti-dépresseurs peuvent enfin être utiles.
Pour finir, en cas de zona, plusieurs séances d’acupuncture ou de mésothérapie, sur conseils du médecin traitant peuvent s’avérer bénéfiques afin de calmer les douleurs.
Derniers conseils : il est important de toujours utiliser des savons doux, des anti-septiques locaux, de sécher sans frictionner et de ne surtout pas gratter les lésions, au risque de voir les traces ainsi que les douleurs s’intensifier. Et si l’un de vos proches est immunodéficient, il est recommandé de ne pas entrer en contact avec lui, sous peine d’aggraver sont état.
Emilie Lefèvre
Validé par le Dr Fabrice Kuhn
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