L’asthme : toux sifflante bien fréquente !
L’asthme est une maladie très fréquente qui touche près de 10% de la population française, à divers degrés de gravité. Elle est d’autant plus présente que la densité urbaine est élevée. Zoom sur cette affection respiratoire et sur ces conséquences sur la qualité de vie.

Maladie inflammatoire chronique des voies aériennes, elle se manifeste par des crises de sifflements, de toux, de difficulté à respirer et par une sensation d’oppression sur la poitrine. Ces crises sont réversibles à la prise de certains médicaments.
Nombreuses prédispositions à l’asthme
L’asthme est lié à la qualité de notre environnement. Nos enfants y sont plus sensibles. Les prédispositions principales sont :
- Une prédisposition génétique.
- Une réaction excessive de notre organisme à des agressions diverses des voies aériennes, dites atopiques
- L’influence du sexe, de l’âge et de l’ethnie. Les enfants sont à ce titre beaucoup plus touchés par l’asthme
- L’existence de facteurs allergènes tels que les acariens, les blattes, les cafards, les chiens/chats et autres moisissures
- Le printemps, avec la libération des pollens dans l’air
- Les substances toxiques rencontrées sur le lieu de travail ou au domicile
- Certains aliments allergènes bien connus comme la noix de cajou, les conservateurs…
- Certains médicaments utilisés en pratique courante : aspirine, AINS (à définir car rentre en compte dans de très nombreuses maladies dues aux médicaments), pénicilline, etc.
Enfin, certains facteurs aggravants de cette maladie sont le tabagisme (actif ou passif), la pollution atmosphérique ainsi que les infections virales.
Les bronches sont donc très sensibles à ces facteurs et réagissent de manière excessive. Se produit alors une inflammation chronique des voies aériennes et une modification de leur structure, associée à une contraction des muscles entourant les bronches. La capacité respiratoire est alors diminuée.
Plus la structure des voies aériennes est modifiée par l’inflammation et le diamètre diminué des bronches, plus l’asthme est sévère.
Diagnostic de l’asthme
Le diagnostic est apporté par l’interrogatoire du malade. Il est posé à la vue de deux caractères :
- La répétition des crises et la difficulté à respirer (dyspnée) avec sifflement, toux et oppression de la poitrine.
- La notion de facteurs déclenchants tels que les allergènes, le rire, l’exercice physique, les infections virales…
- La mesure du D.E.P (débit expiratoire de pointe), grâce à un petit appareil qui est d’une grande utilité à l’asthmatique. Il lui permet, en fonction de la valeur obtenue, de contrôler l’évolution de sa maladie et de savoir quand consulter ou prendre son traitement pour la crise.
Des tests cutanés permettent de prouver qu’un allergène précis est à l’origine de l’asthme.
Une maladie à plusieurs aspects
L’asthme se présente sous 3 différentes formes :
- L’asthme paroxystique : crise d’asthme classique se terminant par l’expectoration de glaires visqueuses grisâtres. Il touche préférentiellement les sujets jeunes.
Réversible en quelques minutes sous traitement, elle peut se répéter plusieurs fois par jour pendant quelques jours, réalisant une attaque d’asthme.
Une adaptation du traitement par le médecin traitant ou le pneumologue est alors nécessaire.
Les malades sujets à ce type d’asthme ne présentent aucun symptôme et ont une activité parfaitement normale en dehors des crises.
- L’asthme chronique : il est permanent, avec un fond de difficulté à respirer qui augmente durant l’effort physique. Il prédomine chez les patients âgés. L’examen clinique n’est pas normal et montre des signes à l’auscultation. Il reste néanmoins réversible avec un traitement adapté.
- L’asthme aiguë grave : il s’agit d’une grande urgence médicale. Cette forme est à l’origine de 2000 décès annuel, la plupart étant pourtant évitables.
Il se manifeste par une crise intense, résistante aux traitements classiques et impose une prise en charge lourde. La mesure du D.E.P. inférieure à 30% fait le diagnostic.
Sa survenue est favorisée par une difficulté d’accès aux soins, une mauvaise prise du traitement de fond de la maladie, un tabagisme actif et une infection des bronches, virale ou bactérienne.
Traitement et prévention : les seules solutions
Le traitement de l’asthme comporte 3 volets, à savoir :
- La prévention, avec l’arrêt du tabac, une bonne hygiène et aération fréquente du domicile, un change régulier des draps et un évitement des allergènes connus.
- La surveillance de la maladie, grâce à un suivit régulier par le médecin traitant ou le pneumologue
- La mesure fréquente du D.E.P en dehors et pendant les crises d’asthme
- Une prise assidue du traitement médical
Les médicaments pour lutter contre les crises d’asthme sont attribués en fonction du degré de sévérité de celle-ci. Ils comprennent des broncho-dilatateurs à courte et longue durée d’action qui augmentent le calibre des bronches ; des corticoïdes, pour lutter contre l’inflammation chronique des bronches et des anti-leucotriènes pour lutter contre l’inflammation, même si ces derniers son rarement utilisés.
A ces traitements peuvent s’ajouter une désensibilisation aux allergènes si ceux-ci sont la cause de l’asthme. D’ailleurs, des « écoles de l’asthme » existent. Ces centres sont spécialisés dans l’éducation à la prise en charge et à la prévention de la maladie asthmatique.
Tristan Delory
(Validé par le Dr Frédéric Amarger)
Contacts utiles :
Asmanet :
www.remcomp.com/asmanet ou 01 47 55 03 56
L’asthme bronchial (site de l’OMS) :
http://www.who.int/mediacentre/factsheets/fs206/fr
L’asthme et les allergies respiratoires :
http://www.frm.org/Scientifique/Sujetsfond/asthme/cadasthm.htm
Le point sur l’asthme :
http://www.sante.gouv.fr/htm/pointsur/asthme/index.htm
Respir.com :
http://www.respir.com/EspaceAbonnes.asp
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