Le cancer de l’œsophage
Lorsque le diagnostic est posé, un bilan pré-thérapeutique est réalisé, afin d’évaluer l’extension de la tumeur :
- l’examen ORL spécialisé recherche un cancer associé
- la fibroscopie bronchique permet de rechercher un cancer bronchique
- l’écho-endoscopie oesophagienne et le scanner thoracique permettent d’apprécier l’extension de la tumeur.
- L’echographie et le scanner abdominal recherchent une extension ganglionnaire, des métastases hépatiques, une carcinose péritonéale avec ascite
- Une radio de thorax, une scintigraphie osseuse et un scanner cérébral peuvent également être réalisés.
L’évaluation de l’état général du sujet atteint de cancer de l’œsophage doit être complète, car les complications sont nombreuses lorsqu’il existe une intoxication alcoolo-tabagique :
- complications cardio-vasculaires : réalisation d’un ECG, voire d’une épreuve d’effort et d’un écho-doppler des membres inférieurs
- complications pulmonaires : gaz du sang et explorations fonctionnelles respiratoires
- complications hépatiques : bilan hépatique
- complications ORL.
Le traitement du cancer oesophagien
Il existe un traitement endoscopique, qui peut être palliatif ou curatif.
Les buts du traitement palliatif sont de rétablir un diamètre oesophagien suffisant pour permettre une alimentation la plus proche possible de la normale, et l’amélioration de confort de vie.
Il se fait par dilatation endoscopique, à l’aide d’une prothèse ou par électrocoagulation.
Le traitement endoscopique curatif est réalisé lorsqu’une atteinte ganglionnaire est éliminée : il se fait par mucosectomie ou par photothérapie dynamique.
Le traitement chirurgical est réalisé lorsque il a des chances d’être curatif. Il existe de nombreuses contre-indications. Il se fait par laparotomie avec ou sans thoracotomie afin de réaliser l’exérèse de la tumeur. Dans certains cas, l’oesophagectomie est réalisée.
L’association radiothérapie et chimiothérapie est plus efficace que ces deux méthodes réalisées conjointement. Les résultats en terme de survie sont les mêmes que pour la chirurgie curative. La radiothérapie est fractionnée sur 5 semaines, et la chimiothérapie consiste en une association de cisplatine et 5-FU, débutée simultanément à la radiothérapie. Les effets indésirables peuvent nécessiter une adaptation des doses délivrées.
Malgré les progrès thérapeutiques, le pronostic du cancer de l’œsophage reste sombre, en raison des pathologies associées, liées à l’intoxication alcoolo-tabagique ainsi qu’au retard habituel du diagnostic. A court terme, le pronostic peut être amélioré par la surveillance des sujets à risque et le développement de moyens thérapeutiques plus efficaces.
Elodie Le Royer
(Validé par le Dr Jean Marc Bouzeran)
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