Le cancer du poumon
Le cancer du poumon est le cancer le plus fréquent chez l’homme, et le second chez la femme après le cancer du sein. Il est responsable d’environ 25 000 décès chaque année en France, et sa fréquence est en augmentation, en particulier chez la femme.
Malgré les traitements faisant appel à la chirurgie, la radiothérapie ou la chimiothérapie, son pronostic reste sombre. Explications.

Les facteurs de risque du cancer du poumon
Le tabac est le principal facteur à l’origine de la survenue d’un cancer du poumon, à l’origine de 9 cancers broncho-pulmonaires sur 10.
Il multiplie par 10 les risques de survenue d’un cancer, en particulier en cas de longue durée du tabagisme et d’un âge de début de consommation précoce.
Le tabagisme passif est également impliqué dans la formation de 25% des cancers bronchiques chez le non fumeur.
L’exposition à l’amiante durant la vie professionnelle, ainsi qu’à d’autres polluants industriels tels que le nickel, le chrome, les hydrocarbures, les radiations ionisantes, entraîne également l’apparition de cancers broncho-pulmonaires. Ces facteurs rentrent dans le cadre des maladies professionnelles, et peuvent donner droit à une réparation financière lorsque l’exposition est prouvée.
Enfin, des facteurs génétiques pourraient jouer un rôle dans la sensibilité à développer un cancer du poumon après exposition à un agent cancérigène.
Les cancers bronchiques non à petites cellules
On distingue parmi ces cancers les carcinomes épidermoïdes, les adénocarcinomes et les carcinomes indifférenciés à grandes cellules, qui se différencient par la nature du tissu atteint et leur localisation.
Les symptômes
Les symptômes les plus fréquents sont constitués par les signes respiratoires, sous la forme d’une toux récente ou s’aggravant, d’une dyspnée (essoufflement), d’une infection pulmonaire non résolutive, ou plus alarmant, de crachats de sang rouge : hémoptysie.
Des signes généraux sont fréquents, au premier plan desquels un amaigrissement récent, une fatigue, une anorexie, accompagnés ou non de fièvre ou d’un syndrome infectieux.
Parfois le cancer est révélé par la manifestation de la compression d’un organe ou d’une structure anatomique occasionnée par la tumeur : dysphonie (troubles de la parole), sifflement respiratoire, dysphagie (difficulté à avaler), compression de la veine cave supérieur à l’origine d’un syndrome cave supérieur.
Lorsque la tumeur atteint la plèvre ou la paroi thoracique, des douleurs de l’épaule ou thoracique résultantes doivent conduire à la réalisation d’une radio de thorax.
Enfin, un cancer broncho pulmonaire peut être révélé par la découverte de métastases (hépatiques, cérébrales, osseuses) ou d’un ganglion sus-claviculaire.
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