Le cancer du poumon
Les examens complémentaires
Une radiographie thoracique est réalisée : elle permet de montrer une image directe de la tumeur, et dans certains cas un épanchement pleural, des adénopathies, une lyse costale…
Mais la radio peut être normale, et dans ce cas le diagnostic n’est pas éliminé : on réalise un scanner thoracique avec injection de produit de contraste.
La fibroscopie bronchique permet de visualiser la tumeur directement dans les bronches, et d’effectuer des biopsies pour déterminer le type histologique (du tissu) de la tumeur.
Ces examens permettent de poser le diagnostic de cancer, mais servent aussi dans une démarche de bilan d’opérabilité, afin de déterminer si le cancer est opérable ou non suivant son extension médiastinale, pleuropariétale et ganglionnaire.
La tomographie par émission de positons (TEP) est de plus en plus utilisée : elle sert à rechercher d’éventuelles métastases.
L’échographie hépatique, le scanner cérébral, ainsi qu’une IRM ou une scintigraphie osseuse peuvent être réalisés en complément dans la recherche de métastases hépatiques, cérébrales, méningées ou osseuses.
Une fois tous ces examens effectués, ils permettront de classer le cancer selon la classification TNM (qui évalue le pronostic et guide la thérapeutique), en fonction de la localisation de la tumeur, de son extension ganglionnaire et des métastases.
T correspondant à la dimension de la tumeur
N au nombre de ganglions atteints
M au nombre de métastases à laquelle se rajoute
G pour le grade ou degré de différenciation histologique
Le traitement
Certaines formes de cancers bronchiques non à petites cellules sont opérables : environ 20% des cas. La chirurgie est indiquée dans les formes localisées, et contribue à améliorer le taux de survie à 5 ans.
Elle peut être précédée ou suivie d’une chimiothérapie, et dans certains cas également accompagnée d’une radiothérapie postopératoire.
Mais dans la majorité des cas, le cancer n’est pas opérable : le traitement repose alors sur la chimiothérapie associée ou non à la radiothérapie.
Les cancers bronchiques à petites cellules
Les cancers bronchiques à petites cellules sont considérés comme des cancers neuroendocrines, à évolution rapide : ils représentent 20% des cancers du poumon.
L’apparition d’un envahissement ganglionnaire et de métastases est précoce, et ces dernières sont fréquentes au moment du diagnostic. Le pronostic reste actuellement sombre, malgré une bonne efficacité initiale du traitement par chimiothérapie.
Les symptômes pulmonaires sont les mêmes que ceux rencontrés dans les cancers non à petites cellules, avec une altération de l’état général (amaigrissement, asthénie, anorexie), plus importante et plus rapide.
Le cancer peut être révélé par la découverte de métastases osseuses (douleurs, fractures), ganglionnaires (nodules sous la peau), cérébrales (céphalées, déficit neurologique, crises d’épilepsie) ou hépatiques (ictère, démangeaisons).
La réalisation d’une radiographie du thorax et d’une fibroscopie bronchique avec biopsies permet de poser le diagnostic.
Le bilan d’extension du cancer est le même que dans les cancers non à petites cellules.
Le traitement par chimiothérapie doit être effectué rapidement dès le diagnostic en raison de l’évolution rapide : la tumeur est extrêmement sensible à la chimiothérapie au début du traitement, ce qui permet sa régression initiale le plus souvent.
Mais une résistance à la chimiothérapie s’installe généralement par la suite, expliquant une moyenne de survie relativement basse.
Dans les formes limitées de cancer, l’association radiothérapie-chimiothérapie peut être employée.
En cas de rémission complète, une irradiation de l’encéphale est effectuée afin de prévenir la survenue de métastases cérébrales.
Malgré l’existence de plusieurs traitements, la mortalité reste à l’heure actuelle élevée dans le cancer du poumon, causé le plus souvent par le tabac, à l’origine d’une augmentation de la fréquence de ces cancers. Une réponse à ce problème majeur de santé publique passe sans aucun doute par la prévention consistant à lutter contre le tabagisme : en effet, dans les pays ayant institué précocement une politique antitabac, on assiste actuellement à une décroissance des cas de cancers du poumon.
Elodie Le Royer
(Validé par le Dr Frédéric Amarger)
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