Flash-info grippe saisonnière
Chaque année en hiver, l’épidémie de grippe fait son apparition. Très contagieuse, elle est le plus souvent bénigne chez le sujet jeune, mais peut avoir des conséquences plus graves quand elle touche les personnes âgées. D’où l’importance de la vaccination préventive chaque année.
Symptômes et diagnostic de la grippe
L’évolution et les complications possibles de la grippe
Chez les sujets en bonne santé générale, la guérison a lieu spontanément en 4 à 7 jours. Tous les symptômes disparaissent en même temps que la fièvre, seuls une fatigue et une toux peuvent persister quelques temps, jusqu’à plusieurs semaines.
Les complications de la grippe, quand elles surviennent, sont en majorité respiratoires :
- La pneumonie bactérienne secondaire conduit souvent à une hospitalisation ; elle survient chez le sujet âgé fragile principalement, et se caractérise par l’apparition d’une détérioration après la survenue des symptômes grippaux : toux productive, difficulté à respirer, reprise de la fièvre.
- La bronchite aiguë est la complication la plus fréquente
- Les maladies respiratoires préexistantes sont souvent exacerbées en cas de grippe : BPCO, asthme, mucoviscidose…
- Chez l’enfant, la survenue d’une otite moyenne aiguë est possible
Les enfants, les femmes enceintes et les personnes âgées : les plus vulnérables
Chez le petit enfant, une fièvre très importante comme c'est souvent le cas dans la grippe, présente un risque rare (5 % des enfant de moins de 5 ans) de convulsion fébrile. Avant 1 an, dans 1 cas sur 2, la grippe donne peu ou pas de symptômes. A partir de 3 ans et généralement jusqu’à 5 ans, les symptômes sont moins intenses que chez l’adulte, et le diagnostic de grippe est moins facile à poser : des nausées et vomissements, ainsi que des diarrhées, et une somnolence sont fréquents et peu spécifiques. La grippe chez le sujet âgé est parfois à l’origine d’une hospitalisation : environ 7% des sujets de plus de 65 ans sont hospitalisés en cas de syndrome grippal. Les symptômes sont les mêmes que chez les personnes plus jeunes, mais la présence de maladies cardiovasculaires ou respiratoires augmente le risque de complications : surinfections bactériennes respiratoires, décompensation cardiaque, troubles neuropsychiques…
Enfin, chez la femme enceinte, le risque d’hospitalisation lors du 3ème trimestre de grossesse est également augmenté car une fièvre très élevée, si elle persiste et si elle est mal diminuée par le paracétamol, peut entrainer une souffrance fœtale ou des contractions utérines, avec un grossesse prématuré. Au premier trimestre, le risque de fausse couche est augmenté en cas de grippe.
Le virus de la grippe traverse la barrière du placenta, et peut donc atteindre le fœtus, avec un risque de malformations neurologiques congénitales si l’infection survient lors du 1er trimestre.
Le traitement et la prévention de la grippe
Généralement, la grippe atteint 30 à 60% des sujets non immunisés chaque hiver. Les symptômes de la grippe se déclarent généralement 24 à 72h après l’infection par Myxovirus influenzae, et de façon brutale. Ils se traduisent par l’installation d’une sensation de malaise général, accompagnée d’une fièvre élevée, de frissons, de douleurs musculaires (myalgies) intenses et de maux de tête (céphalées). A la phase d’état de l’infection, le syndrome infectieux, en plus de la fièvre autour de 40° et des frissons, entraîne une tachycardie, une grande fatigue (asthénie), et une perte de l’appétit. A cela s’ajoutent des symptômes respiratoires : écoulement nasal, douleurs de gorge, toux sèche et douloureuse. Le diagnostic ne nécessite généralement aucun examen complémentaire, il est clinique et basé sur l’observation de signes caractéristiques : syndrome respiratoire aigu fébrile en période d’épidémie. Des tests de diagnostic rapides sur les sécrétions nasales existent. Ils ne sont par utilisés en pratique courante, ils sont pratiqués par les médecins des réseaux de surveillance (réseaux sentinelles, Grog), qui surveillent chaque hiver l'arrivée et l'évolution de l'épidémie.
Elodie Le Royer
(Validé par le Dr Jean Marc Bouzeran)