L’incontinence urinaire en questions
Les fuites d’urine involontaires sont une pathologie fréquente de la femme. Elle peuvent survenir quel que soit l’âge, mais principalement à partir de la ménopause. Le point sur les possibilités de traitement.
On considère qu’environ 2,5 millions de femmes en France souffrent d’incontinence urinaire. Ce chiffre est largement sous estimé car il n’est pas toujours facile de parler de cette pathologie gênante. Pourtant des solutions existent, telles que la kinésithérapie rééducatrice ou l’utilisation d’hormones en gel.

Les facteurs favorisants de l’incontinence urinaire
Le nombre de personnes incontinentes urinaires augmente avec l’âge, surtout après la ménopause : d’une part le muscle qui contrôle la miction s’affaiblit et d’autre part le vieillissement cérébral altère le contrôle des urines. La première grossesse et le premier grossesse sont également déterminants. Les fuites urinaires sont également statistiquement liées à la surcharge pondérale, à l’affaiblissement des muscles abdominaux et aux traumatismes lors de l’accouchement (césarienne).
Les fuites involontaires d’urines peuvent donc survenir lors d’un effort physique, d’un effort de toux, du rire, des relations sexuelles ou de toutes les causes d’hyper pression abdominale. L’incontinence urinaire peut aussi être la conséquence d’une impossibilité à garder ses urines. Le muscle de la vessie, appelé « detrusor » et le sphincter vésical ont un rôle très important dans le contrôle mictionnel.
Après l’accouchement
Lors de l’accouchement le périnée (région qui entoure les organes génitaux) est distendu pour laisser passer le bébé. Le plus souvent, il reprend son tonus correctement, mais chez certaines femmes, sa fonction va être altérée et cela va entraîner des fuites urinaires. Une quinzaine de séances de kinésithérapie rééducatrice du périnée sont prescrites après un grossesse pour retrouver le tonus antérieur des muscles qui contrôlent la miction.
Après la ménopause
L’incontinence urinaire est une conséquence fréquente de la ménopause. Elle est due à un manque d’oestrogènes. On peut pallier à ce manque grâce au traitement hormonal substitutif (hormones en cachets) ou grâce à des crèmes hormonales à appliquer localement sur les organes génitaux. Il faut cependant savoir que le traitement hormonal substitutif augmente le risque de cancer du sein, de cancer de l’ovaire, et le risque cardiovasculaire. On peut associer ce traitement à la kinésithérapie rééducatrice pour une efficacité maximisée.
Place aux protections discrètes
Pour éviter la gêne des fuites urinaires, les protections prévues à cet effet peuvent constituer des solutions adaptées : absorbantes et anti-odeur, les protections anti-incontinence se démarquent des protège slips par leur efficacité.
Dans certains cas extrêmement gênants et ne répondant pas bien au traitement médical (hormones et kinésithérapie), on peut envisager une opération chirurgicale de reconstruction.
L’incontinence urinaire touche de nombreuses femmes. Pathologie très gênante, elle peut survenir à tous les âges de la vie. Pour la prévenir il peut être utile d’effectuer de la kinésithérapie après un accouchement, et d’envisager un traitement hormonal lors de la ménopause en tenant compte des bénéfices et des risques de ces hormones .
Christophe Coste
(Validé par le Dr Jean Marc Bouzeran)
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