Infections osseuses et articulaires
Les os et les articulations sont des organes vascularisés de l’organisme. Comme tout autre organe, ils peuvent être le siège d’infection dans certaines situations (plaie profonde, fracture ouverte, geste chirurgical entre autres).
Comment suspecter l’infection d’une articulation ou d’un os ? Quels sont les risques évolutifs de ces atteintes ? Le point sur ces infections parfois gravissimes.

Infections de l’os : ostéite et ostéomyélite
L’os peut être infecté par des micro-organismes de différentes natures : bactéries, champignons, parasites. L’infection est alors appelée ostéite. Lorsque l’infection provient d’une autre localisation dans l’organisme, et que le micro-organisme est transporté par la circulation sanguine, on parle d’infection par voie hématogène, et d’ostéomyélite. On parle de spondylodiscite lors d’une infection d’undisque intervertébral ou des corps vertébraux adjacents.
Une infection sévère
L’infection est souvent révélée par une fièvre élevée, un syndrome inflammatoire biologique (marqueurs sanguins de l’inflammation élevés), et des douleurs osseuses localisées.
Peuvent s’y associer des signes inflammatoires locaux : rougeur, tuméfaction en regard de l’infection. Un abcès peut se collecter, puis se fistuliser (s’aboucher) à la peau, avec un écoulement purulent.
Toute boîterie fébrile ou membre douloureux fébrile doit faire suspecter une telle infection.
Le pronostic dépend de la rapidité avec laquelle un traitement efficace est mis en route : si le traitement est précoce, la restitution de l’os est souvent complète. S’il y a un retard au diagnostic, et que le traitement est tardif ou non efficace, une ostéite peut entraîner des séquelles orthopédiques : troubles de la croissance osseuse, raccourcissement de membre, désaxation du membre. L’infection peut également diffuser à l’articulation, réalisant ainsi une ostéo-arthrite.
Si l’infection n’est pas maîtrisée, le pronostic vital peut être mis en jeu.
Traitement en urgence
Une hospitalisation est indispensable, de manière à pouvoir mettre en place un traitement antibiotique par voie intraveineuse (efficacité plus rapide), et permettre des soins locaux. Ce traitement sera poursuivi par voie orale pour une durée de 6 à 12 semaines.
On y a associe parfois un geste chirurgical : drainage d’un éventuel abcès, ablation de matériel étranger…
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